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Lysistrata

: Veil



sortie : 2024
label : Vicious Circle
style : Indie-Rock / Post-punk

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Tracklist :
1. Tangled in the Leaves 2. Horns 3. See Through 4. Okay 5. Rise Up 6. Acid to the Burn 7. Trouble Don't Last 8. Artifice 9. Feel the Shine 10. Livin It Up

Petit retour sur les débuts fulgurants de Lysistrata, trio originaire de Saintes en Charente-Maritime démarrant sur les chapeaux de roues avec un premier effort qui ne manquait pas de panache mais qui tombait hélas dans l'écueil du "tout, tout de suite". Avec sa pochette évoquant l'excellent Diving Rooms de Heliogabale, The Thread (2017) reste malgré quelques longueurs "mogwaïennes" l'œuvre d'une jeunesse sonique prête à en découdre – moyenne d'âge : 20 ans – et offre rien de moins qu'un mélange fougueux de post-hardcore à la Unwound, de noise alambiquée à la sauce math-rock et d'un emocore se situant quelque part entre Drive Like Jehu, Fugazi et At the Drive-In. S'en suivra deux ans plus tard l'impressionnant Breathe In/Out, un second album supérieur en tout point, notamment dans sa faculté à synthétiser toutes ces influences mais aussi pour la concision de ses compositions et la qualité générale de son enregistrement. Lysistrata enchaînera alors un marathon de concerts avec toutes les aiguilles dans le rouge et terminera sur les rotules. S'en suivra enfin une période de repos bien méritée, rallongée par la pandémie que l'on sait, jusqu'à ce retour que l'on imagine longuement mûri.

Veil surprendra les fans de la première heure puisque Lysistrata grossit ici le trait et aggrave le ton. La hargne explosive des premiers albums reste ici contenue et réduite à quelques soubresauts isolés mais très bien sentis. La complexité rythmique qu'affectionnait tant le groupe est également en retrait sur ce nouveau cru qui semble vouloir privilégier une approche plus frontale et une certaine "bulldozerisation" du son. Néanmoins, Veil trouve son efficacité redoutable dans le soin apporté aux contrastes d'humeurs et de bruits qui traversent l'album en l'électrisant de l'intérieur. On doit cette mue sonore à l'ingé-son Ben Greenberg qui a notamment travaillé avec Beach Fossils, DIIV ou encore METZ et qui donne aujourd'hui à Lysistrata une nouvelle intensité que l'on aurait tort d'appeler "gros son" tant celle-ci sait déployer une palette dense et stimulante d'un bout à l'autre de l'album. Entre quelques torpilles dévastatrices (See Through, la mélodique Acid to the Burn ou ci-dessous Trouble Don't Last et Feel the Shine) et certaines envolées bruitistes mémorables (Rise Up, Artifice), Lysistrata s'autorise quelques échappées electro-pop du plus bel effet (Okay, Living It Up) ouvrant la voie à un avenir différent mais radieux. Différemment radieux.



Chroniqué par Romain
le 03/03/2024

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