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Miët

: Auslander



sortie : 2022
label : Ici d'ailleurs
style : Noise rock / one woman band

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Tracklist :
A1 Ones / A2 Not The End / A3 Sleeping Dog / A4 Did We Ever / A5 The One That Kills / B1 I Belong To The Dead / B2 The Path / B3 Always That Same Painting On The Wall / B4 Unbeknownst / B5 The One That Loves

Entre ses premières démos (dont s'extirpait le mirifique Angst) chez La Belle Sauvage Records et ce nouveau Lp Auslander visé chez les explorateurs d'Ici D'Ailleurs, plus de six ans ont passé. Autant dire une éternité pour notre époque pressée. C'est la Loire qui a coulé sous les ponts !
Juste le temps en fait, pour la Nantaise Suzy LeVoid, happée qu'elle semble par le lyrisme inquiet et poétique de la révolution noise-rock, de se métamorphoser, au fil des disques donc, mais des rencontres surement aussi. Sans jamais dévier de sa ligne esthétique, bassiste intemporelle, elle reste au fil des ans seule maîtresse à bord, à la fois le bosco et le commodore de ce sublime et fier esquif qu'est devenu Miët.

Dépositaire miraculeux d'une alchimie sonore secrète et impalpable - il faut la voir habiter la scène durant ses live brûlants et mystiques - aux puissances évocatrices hors normes, Auslander incarne, à nos yeux et oreilles, une sorte de quintessence sonique rageusement romantique, consciente et imparablement mélancolique.

Ce qui frappe dans ce disque, hormis la basse, instrument devenu tout bonnement le prolongement même du corps de cette jeune femme en feu. Ce qui marque, c'est la pluralité des angles de vue. Et plus précisemment, au-delà de la magistrale leçon de prosodie syncopée (Suzy revendique l'influence du légendaire poète Walt Whitman), c'est ce parfait équilibre entre délicatesse et rigueur. Une qualité de raffinement assez rare finalement qui s'affiche de titres en titres dans une géniale dérive contrôlée des habituelles boucles et des nappes synthétiques - une nouveauté chez elle que ces machines. Une dérive solitaire et introspective dans les circonvolutions d'un cerveau vif et acéré.

S'immerger alors dans un tel disque, c'est sans en avoir l'air, feuilleter un journal de bord bourrés d'instantanés sensoriels, d'émotions pugnaces, de croquis revêches mais sensibles. Et par dessus tout de confessions abandonnées à l'amour et la colère.
Miët nous les livre sans effets spectaculaires ni afféteries de styles. Et avec elles, nous propose cette nouvelle mouture d'elle-même, d'où sous la pureté du geste artistique et l'explosivité de ses expressions perlent les lumières émerveillantes des possibles qui viennent. Puis de l'instant qui dure. Sans fin.

Si seulement ...



Chroniqué par Yvan
le 02/12/2022

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