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The Young Gods

: Play Terry Riley In C



sortie : 2022
label : Two Gentlemen
style : Electro / indus

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Tracklist :
1/ Part 1 2/ Part 2 3/ Part 3 4/ Part 4 5/ Part 5 6/ Part 6 7/ Part 7 8/ Part 8 9/ Part 9

Œuvre séminale de la musique contemporaine dite "minimaliste" ou encore "répétitive", la composition In C écrite par l'américain Terry Riley en 1964 était avant tout une partition faussement aléatoire dont la logique – une succession de 53 phases répétées par un ensemble variable de musiciens – laissait la porte ouverte à de multiples réinterprétations. Il existe ainsi de nombreuses versions de ce In C, et c'est au tour du trio suisse The Young Gods de donner la leur 58 ans plus tard en créant un pont entre les âges.

On ne présente plus The Young Gods, groupe naissant à la fin des années 80 et devenant vite avec Nine Inch Nails l'une des figures emblématiques d'un rock avant-gardiste dans lequel les machines industrielles ont remplacé les instruments conventionnels. En quelques classiques indéboulonnables emmenés par la voix polymorphe de Franz Treichler (L'Eau Rouge en 1989, TV Sky en 1992, Only Heaven en 1995) plus un EP reprenant quelques compositions de l'artiste allemand Kurt Weill (Alabama Song que The Doors avaient également repris), The Young Gods s'impose comme l'une des meilleures formations du rock indus. Le groupe s'essaye ensuite dans les années 2000 à des expérimentations électroniques de plus en plus détachées du genre (l'ambient Music for Articial Clouds en 2004) et cette relecture d'In C ("en do majeur") semble s'inscrire dans cette continuité aventureuse.

L'expérience souhaitée par The Young Gods est alors une transe nocturne qui transforme le minimalisme de Terry Riley en une certaine forme de maximalisme à l'image de notre temps précipité. In C déploie en effet sur près d'une heure une artillerie assez massive consituée entre autres de percussions primitives, de synthétiseurs mutants et de guitares lancinantes qui, en se réappropriant la composition originale, en fait une autoroute perdue dans un long tunnel technoïde semé d'embûches et traversé à vive allure vers on ne sait quelle issue fatale. The Young Gods rendent in fine à César ce qui appartient à César, rappelant via cette expérience sensorielle audacieuse à quel point la musique électronique (et donc la techno) prend sa source dans ce In C originel et lui doit tout.



Chroniqué par Romain
le 10/09/2022

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