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Lightning In A Twilight Hour

: Overwintering



sortie : 2022
label : Elefant
style : ambient pop

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Tracklist :
1/ Lincoln Green 2/ Delphinium 3/ Leaf Fall Is Over 4/ Perfumed Meadows Of May Snow 5/ The Cinematographer As Painter 6/ Her Own Refrain 7/ In Sacred Groves Of Hawthorn 8/ White, Upon Your Grave 9/ Natural Light 10/ Slow Motion Spirits 11/ Don't Let The Times Define You

Lorsque d'anciens membres de The Field Mice sortent un disque, on tend forcément l'oreille. Ce groupe londonien n'ayant été actif qu'entre 1987 et 1991 avait pourtant écrit l'une des plus belles pages de la pop anglaise de ces années-là. L'une des plus discrètes voire sous-estimées également. Plus ou moins méprisée par la presse de l'époque car perçue comme trop légère et naïve, la musique de The Field Mice, qualifiée alors de "Twee-pop", a connu ensuite un regain d'intérêt avant de devenir rétrospectivement l'une des figures pionnières de ce que l'on appelle tout simplement aujourd'hui l'indie-pop. Nous invitons ainsi les curieux à découvrir le groupe via la compilation quasi exhaustive Where'd You Learn To Kiss That Way? ainsi que tous les artistes du label Sarah Records dont The Field Mice était issu.

Les deux morceaux envoyés en éclaireurs mi-février pour annoncer ce nouvel album, The Circling of the Seasons et surtout l'instrumental psyché Neuchâtel, nous avaient finalement mis sur une fausse piste. Ils sont d'ailleurs absents de ce Overwintering qui arrive à point nommé pour clore la saison hivernale, celle des repas chauds et du cocooning. La twee pop solaire de The Field Mice laisse ici place à une mélancolie cotonneuse toujours guidée par la voix sirupeuse d'Anne Mari Davies, la basse enveloppante de Michael Hiscock et les compositions du chanteur guitariste Bobby Wratten.

Magnifiquement arrangé (Natural Light, son piano en suspension, ses voix spectrales) et subtilement enrobé de quelques bidouillages électroniques simples et modernes, cet album ralentit le pas et vise directement l'essentiel, pour ne pas dire la perfection. On pense parfois à Low (les double-vocalises de Her Own Refrain), à Bark Psychosis (l'ambiance flottante du cristallin The Cinematographer As Painter) ou encore à The Innocence Mission avec qui Lightning In A Twilight Hour partage une certaine douceur candide et une beauté immaculée. Overwintering est toutefois empreint d'une gravité et d'une force tranquille le hissant très haut, soit au rayon des grands disques pop, ceux qui marquent durablement.



Chroniqué par Romain
le 03/04/2022

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