On est toujours heureux de retrouver
Mark Nelson et les errances planantes voire intimistes qu'il nous offre en solitaire sous le nom
Pan American depuis la fin (ou hiatus ?) de son groupe
Labradford en 2001. L'américain continue d'y explorer certaines de ses anciennes trames sonores en naviguant dans les eaux paisibles d'un post-rock alangui et réduit à sa forme la plus ambient. Après son excursion folk
A Son (2019) et le beau
The Patience Fader (2022) évoquant parfois les œuvres minimalistes du guitariste
Loren Mazzacane Connors, voici son dixième album
Fly the Ocean in a Silver Plane, ode à la contemplation et aux voyages remplie de plénitude. Et l'on sait déjà ô combien elle saura accompagner nos futurs trajets.
Si la plupart des compositions de l'album nous laissent en terrain connu, d'autres vont partiellement déliter cette impression en délivrant des pièces electronica cotonneuses d'excellentes factures :
Entrance to Afterlife,
Silver Tramway (In Snow) ou encore
Taxi to the Terminal flirtant avec le glitch des premiers
Oval.
Fly the Ocean in a Silver Plane termine enfin son voyage sur deux magnifiques paysages, l'un mélancolique (
A Window in the Strings, petite sœur lointaine de la sublime b-side
Maxine de
Sparklehorse) et l'autre onirique (
Golden Gate, Silver City, rêve lynchien emmitouflé de velours bleu).
Chroniqué par
Romain
le 31/03/2026