L'idée de parcourir l'artwork d'un disque sans pouvoir cerner le genre de musique qu'il y a dedans nous amuse toujours, et nous sommes d'autant plus servi dans la sphère indé. Voici donc
Société Étrange, avec un nom de groupe… étrange, puis des intitulés de morceaux – en anglais ou en français – tout aussi… étranges, quant à la pochette… Nous qui avions beaucoup apprécié le précédent album de ce trio instrumental lyonnais savions déjà quelle voie nous allions emprunter : celle d'une transe donnant l'impression paradoxale d'être à la fois statique et mouvante. Les compositions de
Heat développent un groove cosmique (kosmische) basé sur des enchevêtrements de polyrythmies finement agencées et des jeux de résonnances et de réverbérations assez proches du dub. C'est alors dans ses effets de vibrations à la fois organiques et synthétiques que la musique singulièrement hypnotique de
Société Étrange prend tout son sens et arrive à nous cueillir.
Leur troisième album
Heat est disponible
à cette adresse.