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Robotobibok

: Nawyki przyrody



sortie : 2004
label : Vytvornia OM
style : Post-jazz

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Tracklist :
01/ Kamaji
02/ Symfonia Zmys?ów
03/ 54 Kw
04/ Skipping A
05/ 100000 Lat Gwarancji
06/ Tylko dla Zwierz?t
07/ Zemsta Gniewosza
08/ Skipping C
09/ Jurij

Parus à deux ans d'intervalle, L'univers de 12twelve et Nawyki Przyrody de Robotobibok n'ont apparemment que peu de choses en commun. Peu de choses, si ce n'est un même désir de revisiter le jazz, d'en faire quelque chose comme du "post-jazz", avec (Robotobibok, je cite : "The core of Robotobibok's music is their post-jazz rhythm section, ostensibly inspired by the newest electronica, but going further and building more intricate structures.") ou peut-être malgré (12twelve) eux. Laissant ainsi le jazz aux puristes, aussi justes soient-ils, ils préfèrent se l'approprier et le dérouter, l'emmener ailleurs, certainement pas là où la tradition l'engage comme une seconde nature.

Ainsi donc de Robotobibok, version electronica au premier abord d'un jazz plus que moderne (Kamaji), mais dont la formation se détourne rapidement et fort heureusement - quoi que de bonnes idées s'y faisaient sentir, notamment dans l'usage d'un synthétiseur décalé qui vient relayer une voix lunaire, mais sur un mode trop minimaliste pour être convaincant. S'en détournant, elle s'oriente vers des domaines où la musique se fait plus complexe et — sous l'effet de quelque paradoxe dont on ignore tout — plus franche, plus tranchante, rythmes acoustiques et électroniques associés pour laisser respirer des cuivres (54 kw). Ici, un solo peut se faire entendre sans altérer l'économie de la pièce. Là, l'étrangeté du début semble reprendre ses droits, cependant qu'une rythmique plus directe et plus affirmée ajuste un tir qui ne réduit pas à néant le style qui s'affirme, mais le délivre d'une manière plus audible et réajuste l'impression première (100000 lat gwarancji).
Passant de la plus rigoureuse modernité (Zemsta et son riff de guitare métallique qui s'offre à un énième solo de saxophone) à l'interprétation d'une manière somme toute classique de faire entendre le jazz (train de batterie, walking de basse, ligne de vibraphone et laisse les cuivres faire leur travail, sans pour autant se priver d'un final quasi a capella à la musicalité totale et comme sorti de nulle part — quasi una fantasia — Skipping C), Robotobibok s'entête dans ce style à nul autre pareil, laissant une guitare saturée à peine, qui n'hésite pas entre Do Make Say Think et Tortoise pour s'exprimer, mais choisit les deux pour en faire tout autre chose, achever sa révolution sur un sample de la voix de Youri Gagarine (Jurij).


En somme, deux manières distantes, distinctes et différentes de faire sonner le même esprit. Et dans le cas de Robotobibok une belle réussite.

Chroniqué par Jérôme Orsoni
le 02/09/2006

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