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Route du Rock

: Édition 2010



Notre compte rendu

20 ans !


Déjà 20 ans que la Route du Rock propose à chaque édition une programmation riche et variée, audacieuse et remarquable. Comme le rappelle l’installation du collectif parisien, LABOR/DUR, la qualité des groupes a toujours été de rigueur. En effet, ces architectes ont eu la bonne idée de taguer le logo de la Route du Rock sur des sacs de 50kg, et le nom de chaque groupe programmé, estampillé sur le côté. Ce mobilier éphémère connait un véritable succès pour les spectateurs.



Vendredi


La première soirée recense généralement un nombre de festivaliers assez faible. Elle représente pourtant la meilleure en termes de qualité. Les sexy Dum Dum Girls ouvrent cette nouvelle édition. Outre la maitrise du concert teinté de rock sixties, on s’attarde surtout au look des jolies demoiselles en mini-jupes. Owen Pallett, au travers de sa pop lyrique, réussit plus facilement à conquérir le public.


La présentation du nouveau projet de Yann Tiersen, Dust Lane, mérite une attention toute particulière. Le breton souvent à la guitare et parfois au violon, est accompagné d’une quinzaine de musiciens (violoncelles, cuivres, choristes, batteries…) dont Laetitita Sherriff et Matt Elliott. La prestation est bien menée mais les différents instruments auraient pu être mieux exploités. On assiste cependant à un très bon concert, les nombreux applaudissements le confirment.


Suivent les texans, The Black Angels. Ils nous embarquent sur la route 66 avec leurs envolées psychédéliques, un brin sexy!


On attend avec impatience Liars qui confirme encore une fois la qualité du nouvel album, mené par Angus, leur chanteur charismatique. La présence d’un nouveau guitariste parait essentielle pour laisser place à son jeu scénique et à ses déhanchements frénétiques. Les neo-angelenos ont été très convaincants. Energiques, effrénés, excités… On peut reprocher un set un peu court mais on retiendra surtout l’intensité de leur concert. A noter une très bonne reprise de Bauhaus.



Vient le moment de retrouver Caribou, anciennement dénommé Manitoba. Sur scène, il est accompagné de trois musiciens permettant de mieux retranscrire ses compositions pop électroniques. Le groupe a pris soin d’apporter une scénographie simple et, intimiste en rapport avec sa musique. La setlist est surtout composée de Swim, dernier album. Les morceaux retranscris à l’identique prennent une parfaite dimension en live. On a rarement vu autant de personnes à cette heure tardive, largement conquis par la prestation du canadien.



Samedi


Quelques péripéties nous retardent mais nous arrivons à temps pour le concert de Foals. Sur scène, on est loin de la folie du 1er opus enregistré en live. Leur nouveau virage musical peut décevoir mais le groupe maitrise bien son sujet et les nouveaux morceaux passent mieux en live. On préfère évidemment les titres d’Antidote.


Puis, c’est au tour de Massive Attack d’investir les lieux. L’un des groupes les plus importants dans le courant trip-hop qui privilégie le spectacle visuel plutôt que leur jeu de scène, grâce au projet d’UnitedVisualArtists. Des images ou messages (en français) sont projetées sur écran géant et leurs effets de lumière sont remarquables. Aucun album n’est épargné, le groupe de Bristol joue un véritable best-of de ses 20 ans de carrière.



Suivent Two Door Cinema Club et We Have Band pour terminer la soirée.


Dimanche


Archie Bronson Outfit vêtus de leurs boubous africains arrivent sur le plateau, nous présenter entre autres, les titres de Coconut, dernier album. Le groupe a délaissé le côté blues-rock pour laisser place à un rock plus dansant, aux légères influences africaines. On les a connus plus sauvages mais leur prestation reste de bonne qualité. On espère néanmoins les retrouver en meilleur forme la prochaine fois.



Les norvégiens de Serena Maneesh jouent un rock aux influences shoegaze plutôt convaincant. Hélas, la plupart des spectateurs semblent bouder ce concert. L’ensemble peut paraitre un peu brouillon mais il y a des idées originales et singulières. On reproche surtout le dernier quart d’heure où le groupe abandonne le guitariste, allongé sur le plateau.


Le public est surtout venu en masse pour The National. On profite de cette longue pause pour retrouver le bar et se réserver pour Flaming Lips. Sur scène, de nombreuses personnes vêtues d’une combinaison orange en harmonie avec la couleur des instruments déambulent sur scène. Une video projette une femme puis zoome sur son vagin pour laisser entrer chaque membre du groupe à travers l’écran. Le chanteur, lui, arrive dans une bulle pour ensuite survoler le public. On a aussi droit à des canons à confettis et mains laser géantes. C’est visuellement impressionnant. Sur le plan musical, le groupe privilégie Embryonic et quelques titres de sa longue discographie.



The Rapture vient clore la soirée. Leur tube House of Jealous Lovers a été très influent lors de la précédente décennie. Aussi vite oublié qu’adulé par la presse, les new-yorkais viennent confirmer leur intention de continuer même si d’autres leaders ont déjà pris le relais.


Longue vie à la Route du Rock !



par Antony
le 03/09/2010

Tags : | Route du Rock

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