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Pram

: Across the Meridian



sortie : 2018
label : Domino Records
style : Experimental Pop / Electronica / jazz

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Tracklist :
01/ Shimmer and Disappear 02/ Thistledown 03/ Electra 04/ Wave of Translation 05/ Shadow in Twilight 06/ Ladder to the Moon 07/ The Midnight Room 08/ Footprints Towards Zero 09/ Mayfly 10/ Sailing Stones 11/ Where the Sea Stops Moving 12/ Doll’s Eyes

« Ah tiens ! Il y a un nouveau Pram qui vient de sortir. Je sais que tu es fan, du coup je me suis dit que ça pouvait t’intéresser. » C’est par ces mots de l'avisé Romain que j’ai eu vent du comeback improbable de la bande de Birmingham dans nos casques. « Génial ! » me suis-je dit tout content, tant la bande à Matt Eaton a animé mes écoutes il y a quelques années de cela (en particulier l’excellent Sargasso Sea). Allons voir ce que propose ce 8ème album Across the Meridian.

Mais avant, Pram c’est quoi ? Les ancêtres de Beach House ? Oui, enfin, c’est assez réducteur, dit comme ça… Les enfants perdus de la cour de récré ? Ceux-là même avec qui tu jouais mais dont tu ne connaissais pas le nom et que personne ne qualifiait de « cools » (ah, douce époque…) On se rapproche un peu plus de la vérité.

L’idée, c’est que Pram n’a jamais voulu être cool. C’est le genre de formation à géométrie variable que l’on aime à suivre car on apprécie le génie créatif et l’intégrité des artistes. Proches parents des Stereolab et autres Broadcast, ils se sont fait une place sur la scène musicale indie underground des années 90, à la grande heure du grunge et de la musique électronique du Ministry of Sound. Une totale contre-culture.

La part de naïveté, de mysticisme et d’étrange qui ressort de leur musique, le visuel du groupe (on ne les voit que très rarement sans leurs masques) et les pochettes contemplatives de leurs albums, avec toujours le simple mot « Pram » écrit dessus en Times New Roman, sont des symboles forts et propres à l’identification de la formation. Leurs chansons mélangent comptines pour enfants (MayFly, When the Sea Stops Moving), pop anglaise mélancolique (Electra) et jazz de la Nouvelle-Orléans (The Midnight Room).

Pas de surprise ici : le côté Alice aux pays des merveilles qui se dégage des instruments et jouets utilisés dans les morceaux est toujours présent dans la recette du son du groupe (Wave of Translation). Petit changement : la promotion de la pionnière et multi-instrumentiste Sam Owen au « lead vocals », en l’absence de Rosie Cuckston. Ajoutez à cela les trompettes et les compositions instrumentales aux batteries alambiquées (Shimmer and Disappear, Doll’s Eyes) et vous avez là, peu ou prou, un bel exemple d’un album signé Pram.

Mais alors, en quoi ce nouvel opus diffère de ses prédécesseurs ? Qu’est-ce qui fait que Across the Meridian vaut plus le coup d’écoute qu’un North Pole Radio Station ou qu’un The Museum of Imaginary Animals ? Et bien rien, en fait. Et c’est tant mieux ! Car Pram, c’est le genre de formation desquelles on n’attend pas (plus) qu’elle nous fasse la preuve de son talent. « Ça, c’est le son Pram » pensera-t-on. Et c’est tout ce qu’il y a besoin de savoir. Comme le Beaujolais nouveau ou un énième opus de Yo La Tengo. C’est le genre de « landmarks » auxquels on excusera tout, tant la musique est belle et les mélodies enchanteresses. Evidemment, on pourrait jouer les haters, réclamer plus de Rosie Cuckston avec sa voix hantée, moins d’électronique et plus de Theremin… Mais soyons honnêtes : après tant d’années d’existence et malgré les différentes allées et venues de membres, on peut s’estimer heureux que l’essence même du groupe n’ai pas disparu. Chapeau bas aux quatre derniers mohicans !

Alors si vous avez envie de découvrir Pram, Across the Meridian est une belle démonstration de ce que sait faire le groupe. L’album a certes ses spécificités mais pourtant conserve le style du groupe. Ça vaut le coup d’aller « au-delà du méridien », le temps d’une mi-temps d’un match de foot, pour aller contempler ce « landau » aux couleurs étranges. Pour ma part, c’est déjà fait.



Chroniqué par Jonathan
le 09/08/2018

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