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Dead Meadow

: Warble Womb



sortie : 2013
label : Xemu Records
style : Stoner / Heavy / rock psyché

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Tracklist :
1/ Six To Let The Light Thru... 2/ 1000 Dreams 3/ Mr. Chesty 4/ I'm Cured 5/ Warble Wonm I 6/ Yesterday's Blowin' Back 7/ One More Toll Taker 8/ Rains In The Desert 9/ Burn The Here And Now 10/ All Torn Up 11/ In The Thicket ...

Pour un groupe aussi profilique que les Dead Meadow, incoutournable dans la scène stoner et psyché actuelle, cinq ans de repos devenaient inquiétants. On avait déjà de quoi satisfaire notre appétit musical avec leurs précédents albums, même si le dernier en date, Old Growth, avait un accent pop susceptible d'inquiéter leurs fans quant à leur avenir. Mais rien de tel ne s'est produit, mais plutôt un changement dans le line-up pour revenir à la section rythmique d'origine. Ains le groupe revient à sa ligne fondatrice avec Warble Womb, sans doute un de ses meilleurs albums.

En quinze titres, ces américains montrent qu'un mélange stoner, psyché agrémenté d'une pincée heavy et d'une pop de qualité ne souffre pas de son éclectisme. Les genres importent peu quand le sens de la tension sonore ne s'essoufle jamais. Et de nos jours, peu de groupes sont sans doute capables de rivaliser avec eux dans cette voie. Peut-être Pond, le groupe devenu par la force des choses side-project de certains membres de Tame Impala. En fait, on en viendrait presque à rêver d'un mélange inédit entre Pond et les Queens Of The Stone Age pour décrire leur musique. Ou plutôt, pour les inscrire dans l'héritage qui les revient, d'une liaison clandestine entre les Black Sabbath et Jefferson Airplaine.

Evidemment, tout ce jeu d'influences ne nous permet pas encore de rentrer dans ce nouvel album, à l'artwork toujours très seventies. Le titre d'ouverture, Six To Let The Light Shine Thru... , livre un stoner qui permet une entrée en douceur. Rien de telle qu'une musique planante pour apprécier ensuite les mélodies plus pop de 1000 Dreams et de Yesterday's Blowin Back, avec un son plus propre mais tout à fait acceptable quand on sait ce qui arrivera ensuite. Car avec Mr Chesty, I'm Cured, Rains In the Desert, le heavy et le stoner charrient une matière sonore plus brute. Si ces morceaux vous donnent l'impression d'avoir fait le tour de la question, d'avoir donné suffisamment de nourriture à notre estomac musical, et de pouvoir finir sa soirée à rêver sur son canapé, vous vous êtes trompés de groupe. Le début des seventies ne voulait pas d'une musique hype mais bien d'une musique cérébrale. Il ne nous reste plus qu'à plonger à l'étage inférieure, où commence un univers plus glauque. Avec les deux titres éponymes, le ton est donné. Un psychédélisme dérangeant, mélangé à des rires de nourrissons, la rêverie fait place à l'angoisse. Le reste de l'album en est alors transformé

Il ne nous reste plus qu'à nous réfugier dans cette ballade folk logée au centre de l'album, One More Toll Taker. Un trio chant, guitare, harmonium d'une douceur étonnante. Un îlot dans cet univers tendu, un îlot qui dévoile toute la richesse de ce groupe.



Chroniqué par Patrice Vibert
le 08/11/2013

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