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Lumerians

: Transmalinnia



sortie : 2011
label : Knitting Factory records
style : Rock psychédélique

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Tracklist :
01/Burning Mirrors
02/Black Tusk
03/Xulux
04/Atlanta Brook
05/Melting Space
06/Calalini Rises
07/Hashshashin
08/Longwave
09/Gaussian Castles

Fan de retro-psychédélisme, de voix nimbés de réverbération, de guitare fuzzé, de percussions aux forts accents de tropicalisme et de synthé vintage, n’oublie pas de faire halte sur les terres de Lumerians.

Ici, pas de réelles innovations, en fait pas d’innovations tout court, tout à déjà été fait maintes fois. A l’instar de Wooden Shjips, le groupe n’a pas vocation à faire œuvre de création. Pas de bouleversement et bizarrement pas d’expérimentation. Ce qui peut être un comble, car le psychédélisme repose sur l’expérimentation, sur l’exploration de l’interdit.

Au contraire, Lumerians fait d’avantage preuve d’un certain académisme en célébrant l’œuvre des années 70, et tout particulièrement le côté obscure du psychédélisme. On pense à Pink Floyd, première et seconde période, notamment dans l’intervention du cri primal sur XuluX et dans le reste : synthé en apesanteur, guitare qui bourdonne, batterie légère et sèche. Bref un disque qui ne cessera de vous donner envie de vous repencher sur A Saucerful of Secrets ou Ummaguma. On ne cesse de voir à chaque instant de nouvelles citations, voire des pastiches. Le comble étant de retrouver des emprunts au Brian Jonestown Massacre (Atlanta Brook), quand on sait que déjà le groupe d’Anton Newcombe a construit sa réputation en faisant de larges références à ses pairs. De là à y voir une mise en abîme, il n’y a qu’un pas à faire.

Alors pourquoi s’arrêter sur la route de cette énième formation originaire, faisons original, de San Francisco ? Parce que c’est bon. C’est jubilatoire.

A l’écoute de ce premier album, on ne sent pas l’envie de disserter plus que de raison. Comme pour un film visionné des centaines et des centaines de fois, on continue néanmoins de vibrer. A ce stade, on ne parle plus de surprises mais seulement de plaisir. Celui de se surprendre à se laisser prendre encore au jeu. Parce que la musique de Lumerians fonctionne parfaitement et s’incarne sans accros dans un univers étrange, noir, voire malsain. Un shamanisme qui flirte avec le kitsch mais qui parvient, à l’image des films hommages au cinéma de genre, à mettre en lumière un répertoire tombé dans l’oubli avec un réel savoir-faire. Avec cet album, la rock psychédélique a sans doute trouvé sa meilleure série B depuis la parution de l’album éponyme de Wooden Shjips en 2007.

Chroniqué par Guillaume C.
le 06/10/2011

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