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Zeller

: Turbulences



sortie : 2010
label : Tympanik Audio
style : Indus / IDM

Tracklist :
01/ Supernova
02/ Time Dilation
03/ Le Pain Maudit
04/ Sub Galaxies Riot
05/ Sonar Echoes
06/ Sea Of Clouds
07/ Dark Matter Observatory
08/ Seneretatis Mare
09/ Variable Gravity
10/ Starship Weapons Kit
12/ Child Robots Continue
13/ The BEast

Après un premier album chez Hymen, Zeller sort son deuxième opus chez Tympanik Audio. Un tout jeune producteur qui gagne la considération de deux labels aussi prestigieux suscite forcément la curiosité. On peut voir dans le travail de Zeller les marques d'un patrimoine génétique composite. Une espèce bâtarde issue d'un croisement entre indus, IDM, breakcore, et dubstep. La touche indus est la plus prononcée. Pas très doux avec ses synthés, le producteur originaire de Nîmes les pousse jusqu'à leur faire cracher leur bile la plus corrosive. Les influences IDM, quant à elles, se manifestent dans le travail des rythmiques et des ambiances. Le patchwork de samples craignos évoque vaguement ce que l'on peut trouver dans le breakcore. Et le dubstep, que Zeller n'avait pas encore digéré lors de son premier album, dicte de temps à autres la cadence à adopter. C'est d'ailleurs une ouverture à laquelle on commence à être habitué depuis un ou deux ans. Zeller fait parti, avec Hecq et Architect, de ceux qui ont choisi d'attraper la vague en cours de route.

Que vaut donc Turbulences ? Une chose est sûre, les ondes que Zeller écorche sans état d'âme bannissent d'office son IDM de la frange proprette qui glisse sur les oreilles. Le Nîmois cultive un côté crade et saturé typiquement indus. Le perpétuel échange du premier plan vers les réverbérations abyssales est une technique éprouvée dont Hecq ou Broken Note se sont fait la spécialité. Zeller la maîtrise autant qu'il excelle dans l'art de ronger les enceintes de sa synthèse caustique.

Ce qu'il y a de plus dérangeant, en revanche, c'est l'aspect cheap de ses productions. Sauf à vouloir le rentabiliser jusqu'à l'extrême, pourquoi Zeller est-il allé piocher ses samples dans le Dance eJay qu'on lui a offert en 97 (Starship Weapons Kit) ? Ne parlons même pas de cet horrible clavier qui déboule à 2:09 sur Dark Matter Observatory. Qu'on veuille donner un côté oldschool à ses productions, pourquoi pas. Mais ces éléments, au milieu de morceaux qui se veulent chiadés, ressemblent plus à des ratés qu'autre chose.

Zeller tient le bon bout. Ce deuxième album confirme son talent, mais laisse aussi une marge de progression qu'on espère voir comblée pour la suite !

Chroniqué par Tehanor
le 03/09/2010

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