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Nuearz

: Saturation Point



sortie : 2009
label : Skam
style : Glitch

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Tracklist :
01/ Saturation Point
02/ Humble Diet
03/ Spiral Ramp
04/ Protocol C
05/ Counterpoise
06/ Innerspace
07/ Turn And Twist
08/ Non Linear Vibration
09/ Watershed
10/ Self Absorption
11/ Escalator Over The Super Flat
12/ Hundred Views of JP

La scène électronique japonaise accouche régulièrement de projets plus fous les uns que les autres. Plutôt que de copier leurs confrères américains ou européens, les Japonais, dirait-on, auraient tendance à se rapproprier leurs musiques pour les pousser un peu plus loin. La folktronica y sonne plus expérimentale, l'IDM plus barré, le glitch plus extrême... Le premier album de Nuearz, nouvelle recrue de chez Skam, n'échappe par à la règle. Notre homme propose une musique épileptique, dans la lignée de ses compatriotes Satanicpornocultshop ou, de l'autre côté du Pacifique, Terminal 11.

Ce n'est pas de tout repos que d'écouter Saturation Point, tant les compositions ressemblent à de criards patchworks bigarrés. Les rythmiques consistent en un assemblage déstructuré de sons coupés et collés le long d'une cadence binaire que l'on retrouve sur tous les titres. Il n'y a guère que les mélodies auxquelles on peut se raccrocher, Nuearz ayant eu le bon goût de ne pas les passer sous le bistouri. Ces compositions tumultueuses gardent malgré tout une certaine linéarité ; les mêmes éléments reviennent de façon sporadique. L'effervescence de sons n'empêche pas Nuearz de développer des thèmes simples, des gimmicks pouvant faire office, chez l'auditeur, de refrains reconnaissables.

Mais si Nuearz excelle pour ce qui relève de la charcuterie électronique, on ne peut pas en dire autant de ses thèmes. Hormis quelques rares gimmicks qui se distinguent du lot (Humble Diet), ou les accords de guitare apportant un peu d'âme à l'ouvrage (Spiral Ramp, Counterpoise), l'aspect mélodique reste désespérément plat. Saturation Point porte bien son nom. L'écoute de l'album devient de plus en plus pénible, jusqu'à, effectivement, arriver à un point de saturation. Une fois passé le côté tapageur, il reste bien peu de chose à tirer de cette musique.

Chroniqué par Tehanor
le 18/01/2010

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1 commentaire
Chroniques Electroniques
par Loxapac (le 24/01/2010)
Doté d'un indéniable groove cet album refuse les conventions et les balises d'une techno sclérosée. C'est super technique et bien maîtrisé. On parle de Skam là quand même, tu confonds un peu avec du Ed Banger. De plus, cet album n'a nullement besoin d'un étiquetage maladroit. Bonne route quand même.
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