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Junior Boys

: So this is goodbye



sortie : 2006
label : Domino
style : Electro-pop

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Tracklist :
01/Double Shadow
02/The Equalizer
03/First Time
04/Count Souvenirs
05/In the Morning
06/So This Is Goodbye
07/Like a Child
08/Caught in a Wave
09/When No One Cares
10/FM

Au fond les amateurs et amatrices d'electro-pop ne sont jamais revenus du romantisme. Tant mieux : les Junior Boys leur réaffirment l'éternelle jeunesse de la mélancolie disco. Allez chercher les distingués Luomo et Richard Davis, montrez leur un matin de brouillard et des polaroids avec suffisament de valeur sentimentale pour qu'ils confessent sans plus de pudeur leur états d'âmes d'adultes, et vous approcherez de So this is goodbye.

Avec Double Shadow et The Equalizer, le trio devenu duo entame un jeu de séduction avec la fausse fragilité et la vraie nonchalance de ceux qui ne doutent pas de leur succès. Savants producteurs doublés d'un chanteur qui soigne sa douceur, ils vous enlacent par surprise dans des chansons baume-au-coeur que recouvrent les lumières blanches évanescentes de Metro Area. Partout apparaissent des refrains comme des aurores synthétiques (First Time) et s'épanchent des tonalités new-wave vives et naives (Count Souvenirs) qui touchent juste. Dans le single In the morning, Frankie Knuckles (l'intro cite Your Love), Phoenix ("too young") et les Neptunes (le souffle humain dans le beat, le final en synthés funk) se rejoignent en une très jolie éclosion pop.

Constamment à mi-chemin de vélléités intimistes et d'un savoir-faire canalisé, les Junior Boys ravissent nos faveurs dans d'ultimes réminescences rétro, celles que savent pratiquer Benjamin Diamond ou Alan Braxe, ou que pourrait représenter le spleen de Depeche Mode en suspension ambient (When no one cares). En définitive, avec pas mal d'élégance et ce qu'il faut de maladresse pour gagner l'affection, entre intonations androgynes (80's FM) et computer love charmeur, l'au-revoir de ces néo-romantiques modernes console du temps qui passe, et draine derrière lui des vents froids qui laissent songeur.



Chroniqué par Guillaume
le 10/08/2006

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