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Christian Wolfarth

: Wolfarth



sortie : 2006
label : For4Ears
style : Musiques Improvisées / Musique pour percussions

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Tracklist :

En dépit de la présence de cet album sur For4Ears, éminent label de musiques électroniques improvisées, en dépit encore de ses collaborations passées avec Tomas Korber, Jason Kahn, Günter Müller ou Christian Weber, tous improvisateurs accompagnés de machines, en dépit enfin des sonorités mêmes de ce disque, aiguës, grinçantes, continues, étirées, le percussionniste Christian Wolfarth joue de ses instruments sans l’ajout de dispositifs électroniques. Et pourtant, il explore une esthétique qu’on pourra qualifier d’électronique par bien des aspects.

D’une part, par la largeur de champ de possibilités sonores dont il est fait démonstration ici : la percussion est là, mais assez peu souvent pulsatile. Volontiers arythmiques et carillonnante plutôt que contondantes et martelantes, les percussions de Wolfarth s'égrènent en myriades de sonorités dispersées au gré des aléas de l’improvisation. Ailleurs, elles retrouvent les textures d’instruments (a-)tonaux : grincements métalliques, sifflements, granulations, on jurerait que Wolfarth joue des percussions à partir d’archers divers. Ou qu’il les retraite à partir d’un laptop, ce qu’il ne fait pas, et qui conserve à sa musique son caractère brut, assez peu raffiné ou policé, mâle pour tout dire.

D’autre part, par la précision du détail sonore, des variations de tonalités et de timbre, qui laissent entendre que, y compris dans l’improvisation, dans un temps à grande vitesse, Christian Wolfarth mesure précisément la portée et la sonorité de ses frappes, de ses coups, de ses mouvements. Cette précision même réintroduit contre toute attente une forme d’écriture à l’intérieur de l’improvisation (si on expulse le hasard de la musique improvisée, est-ce qu’elle ne devient pas une musique écrite ?). D’autant plus que ce Wolfarth, portrait de l’artiste en improvisateur simple, l’une des rares productions du monsieur en solo, le révèlent à son point de concentration le plus fort : l’artiste dans sa sévère solitude, son rigoureux ermitage intérieur.


Chroniqué par Mathias
le 01/08/2006

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