Accueil | dMute

Olivier Cavaillé

: En attendant l'aube



sortie : 2006
label : Autoproduit
style : Musique maintenant

Tracklist :
01/ ***
02/ ***
03/ ***
04/ ***
05/ ***
06/ ***
07/ ***
08/ ***
09/ ***
10/ ***
11/ ***

De l’ombre à l’aube. De Sylvain Chauveau & Ensemble Nocturne à Olivier Cavaillé, en son nom propre. De l’ombre à l’aube et du temps qui s’écoule entre les deux. Quoiqu’il ne faudrait pas aborder ce disque par défaut, comme un ersatz. Si la présence de Sylvain Chauveau est indéniable — elle n’est d’ailleurs pas cachée puisqu’il signe un titre (#6) — En attendant l’aube lui est résolument irréductible.

11 titres sans titres. Et, un objet que l’on appréhende d’abord visuellement et qui ne révèle pas d’emblée le disque qu’il contient. Et, un livre d’images aussi, toutes prises par Olivier Cavaillé. Ce pourrait être ça En attendant l’aube.

Un disque à l’évidence louche, floue. Le disque d’un compositeur qui a su s’entourer de deux auteurs (Nicolas Maudet ## 2, 8 et Julien Carasco #3) pour augmenter sa musique de textes originaux, étranges, dépaysants, des proses parlées qui ne disent rien de la musique, mais l’accompagnent et l’entraînent ailleurs.
Un disque fait de bruits, de craquements, de mélodies qui se déforment. Un disque un peu comme on trace un trait à main levée, plein d’aisance et d’assurance, souple, mais qui se risque à assumer sa propre singularité.
En ce sens, on pourrait presque soutenir que le titre composé par Sylvain Chauveau perturbe le disque : s’il s’intègre à l’album sans peine, il fait l’effet d’une rupture dans le discours musical d’Olivier Cavaillé qui, c’est ce qu’attestent les 10 compositions qu’il signe, n’a besoin de nul autre pour se développer et convaincre.
Un disque qui joue avec des stridences de cordes proches d’un certain « post-rock », des rythmes parfois plus franchement pop, des atmosphères teintées d’un certain néo-classicisme et qui découvre, en cheminant entre toutes ces voies, une approche de la musique toute personnelle.

Avec En attendant l’aube, Olivier Cavaillé entre dans le cercle de ces compositeurs français qui, à la manière de Sylvain Chauveau ou de Pierre-Yves Macé, œuvrent à créer une musique qui s’échappe des clivages génériques pour trouver une voie qui lui convient, une voie que l’on pourrait dire facilement « décomplexée », mais qui est plus proprement originale.


N.B. En attendant l'aube a été tiré à 100 exemplaires et n'est disponible qu'à Paris dans des magasins tels que Wave, Bimbo Tower, Ground Zero ou d'autres lieux comme Potemkine
Dvd Store et à la librairie de la Galerie du Jour.

Chroniqué par Jérôme Orsoni
le 01/06/2006

Partager cet article :





1 commentaire
http://inactuelles.over-blog.com
par Dionys (le 04/06/2009)
C'est en écoutant Louisville que je découvre Olivier Cavaillé. Magnifique ! Belle chronique que la vôtre. Olivier rejoindra évidemment les musiques singulières que je soutiens (Jean-Yves Macé en fait déjà partie).
A bientôt.
Laissez un commentaire
Nom (obligatoire)
Mail (ne sera pas publié) (obligatoire)
Site web (facultatif) Recopier le code ci-dessous (obligatoire)



dim. 17/11 - Blog
Rupa - Disco Jazz (1982)
lun. 11/11 - Chronique
Pan American - A Son
ven. 08/11 - Blog
Rrose - Hymn to Moisture
mer. 06/11 - Blog
Matching Mole (1971-1973)
mer. 30/10 - Chronique
Marcus Fischer - On Falling
dim. 27/10 - Blog
#16 : Couleurs d'automne
dim. 20/10 - Blog
Nemrod - Pandora
 newsletter : 
ok





Equipe/Contact  |  Partenaires  |  Présentation  |  Crédits  |  Newsletters