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Scott Amendola Band

: Believe



sortie : 2005
label : Cryptogramophone
style : Jazz Rock

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Tracklist :
1/ Believe
2/ Oladipo
3/ Shady
4/ If Only Once
5/ Buffalo Bird Woman
6/ Smarty Pants
7/ Valentine
8/ Resistance
9/ Cesar Chazez

Scott Amendola pratique le jazz versant rock, de manière suffisamment protéiforme pour étonner mais parfois aussi de manière un peu convenue, sans parvenir aux magmas structuro-psychédéliques qui font généralement les grands disques de jazz rock. Impressions en demi-teinte pour un album qui donne d’abord envie d’y croire, lors des premières écoutes, et qui peine ensuite un peu, parfois, à convaincre sur le long terme d’écoutes répétées. La faute, peut-être, à la formule instrumentale du groupe (mais c’est aussi, bien sûr, ce qui fait son identité), qui accuse d’un assez net déséquilibre en faveur des cordes (du violon surtout, tenu par Jenny Scheinman), qui dominent parfois complètement l’espace sonore, jusqu’à l’étouffer, le phagocyter. Ce qui est parfois un peu dommage, car on n’est pas (pas encore) en présence d’un Joe Morris (et pourtant, c'est Jeff Parker et Nels Cline qui tiennent la guitare, pas au mieux de leur forme il est vrai) ou d’un Mat Maneri : comprenez que le Scott Amendola Band en fait parfois un peu trop, s’applique trop soigneusement à dévider sa formule pourtant assez séduisante au départ (le jeu d'Amendola à la batterie, notamment, qui rappelle Jack De Johnette et Connie Kay) là où Joe Morris ou Mat Maneri pouvaient se payer le luxe d’épurer leur jeu à l’extrême, d’en garder l’essentiel : marque de sûreté, de souveraineté, encore en attente ici.

Le Scott Amendola Band a pourtant des atouts qui savent convaincre dans sa poche, surtout quand il joue pleinement le jeu de sa formule à cordes sans chercher à la faire entrer dans des schémas a priori : un titre comme Buffalo Bird Woman, qui s’essaie à une sorte de folk-jazz gonflé au bottleneck (et qui rappelle ou veut rappeler Bill Frisell et ses rêves d’une Amérique mythique et bucolique, rurale) se révèle un peu pénible quand un morceau comme Resistance (fondé sur une improvisation du meilleur effet), qui parie sans faillir sur sa guitare saturée et ses attaques brutales de violon, fonctionne à plein régime. La diversité des styles pratiqués ici a donc de quoi étonner, bien qu’elle soit aussi le revers de l’éclectisme du groupe, le signe, en quelque sorte, qu’Amendola n’a pas encore tout à fait trouvé sa voie. Ce qu’on peut d’ores et déjà lui souhaiter pour son prochain effort.


Chroniqué par Mathias
le 15/12/2005

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