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Albert Ayler

: Holy Ghost, Rare and Unissued Recordings (1962-1970)



sortie : 2004
label : Revenant
style : Jazz

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Elever un monument sonore à Albert Ayler, telle était l’idée du label Revenant. Concrétisée, sous la forme de 9 disques, d’un livre de 200 pages et de quelques fac-similés, réunis dans un coffret. Une boîte noire, retrouvée coincée entre le cœur et le cerveau d’un corps repêché dans l’East River, dans laquelle est inscrite un parcours peu commun.

En un coup porté, l’objet répertorie bon nombre des mille éclats d’Ayler, de la toute première session, enregistrée auprès d’Herbert Katz en 1962 (au Summertime prêt à en découdre avec qui voudrait encore mettre en doute la maîtrise technique du saxophoniste), à la captation de sa dernière prestation, au sein du sextet de son frère Donald, en 1969.

Entre ces deux moments, Ayler aura su trouver une forme musicale adéquate à une vérité qu’on a plutôt coutume d’infliger sous forme de claques retentissantes. Rouges, les oreilles auront eu de quoi siffler : Ayler, Murray et Peacock, au Cellar Café de New York, en 1964, instaurant l’ère des free spirituals (Ghosts) ; en quintette, deux ans plus tard à Berlin, transformant une marche folklorique en hymne à la vérité, perspicace et bancal, se souciant aussi peu de justesse que le monde de justice (Truth Is Marching In) ; crachant ailleurs un rythm’n’blues insatiable, genèse d’un free jazz pour lequel Ayler œuvre, s’en souciant pourtant moins que d’établir le contact avec n’importe quel esprit.

D’esprit, justement : les vivants d’en manquer souvent, c’est auprès d’une armée de fantôme qu’Ayler trouvera le réconfort nécessaire et transitoire. Dans une interview donnée au Danemark, il dit être sûr qu’un jour on comprendra sa musique. Aurait-il pu croire que l’intérêt irait jusqu’à la récolte proposée l’année dernière par Revenant ?

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Supplément Informatif Suscité par l'Actualité (SISA)


Puisqu’un bien mauvais livre vient de sortir « sur » le sujet (« Tous les blues d’Albert Ayler », de Simon Guibert, dans une collection consacrée aux plus grands artistes brisés par le destin que proposent les éditions E-Dite. Soit : le genre d’imprimés comptant sur l’accueil de la branchitude niaiseuse et crasse pour ne pas trop culpabiliser d’avoir abattu quelques arbres dans l’unique but de persuader de son incroyable bêtise), il est nécessaire de rediriger l’intelligence de notre lectorat vers la consultation de livres traitant d’Ayler comme il se doit :

« John Coltrane & The Jazz Revolution of the 1960s » de Frank Kofsky, en Anglais.
« Free Jazz » d’Ekkehard Jost, en Français, aux éditions Outre-Mesure.
« Spirits Rejoice! Albert Ayler und seine Botschaft » de Peter Niklas Wilson, en Allemand.

Chroniqué par Grisli
le 28/11/2005

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