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Keith Fullerton Whitman

: Multiples



sortie : 2005
label : Kranky
style : Electronica analogique

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Tracklist :
01/Stereo Music For Hi-Hat
02/Stereo Music For Serge Modular Prototype - Part One
03/Stereo Music For Serge Modular Prototype - Part Two
04/Stereo Music For Serge Modular Prototype - Part Three
05/Stereo Music For Yamaha Disklavier Prototype, Electric

Keith Fullerton Whitman est l'un de ces artistes aux multiples facettes, et multiples pseudos. KFW aka Hrvatski bidouille, triture et distille des ambiances sonores allant du caustique au praliné depuis le milieu des années 90. Il signe avec Multiples un quatrième LP chez Kranky, venu nourrir une discographie déjà proliférante.

Aux premières notes sinistres, portées par le son d'un gong lointain, on se demande si notre cher KFW n'est pas hanté par une quelconque momie pékinoise qui nous pousse, avec les deux titres suivants, dans un monde gouverné par des machines excentriques et râleuses, prêtes à nous dévorer les tympans. Dès lors s'installe une conversation cryptée entre un oscilloscope antédiluvien, crachant une onde sonore des plus primitives et une bag pipe écossaise flanquée d'un synthé analogique du début du siècle entre les oreillettes... Ainsi, KFW instaure un mal-être auditif insupportable à grand renfort de sons réduits à de simples oscillations... Mal-être a priori incurable. Alors que la tempête bruitiste déferle sur nos oreilles, les titres s'enchaînent jusqu'au magnifique Stereo Music For Yamaha Disklavier Prototype, Electric Guitar, And Computer : on y retrouve une sérénité bien méritée, au son de clochettes de porcelaine et des nappes sonores de coton. Au fil des minutes, la tension retombe, le bien-être s'installe, et l'on finit même par balancer la tête au rythme de balais sous lexomil, content d'être enfin sorti de cette torpeur auditive. Puis viennent quelques notes timides d'une guitare acoustique, qui, lentement, entonne une < < ritournelle > > bienfaisante. S'impose alors définitivement sur nos lèvres un sourire béat, qui nous suivra d'ailleurs jusqu'à la dernière note.

KFW signe donc ici un album à écouter en bloc, où il joue astucieusement des machines et des instruments pour instaurer une ambiance stressante qu'il s'empresse d'apaiser. L'effet n'en est que plus puissant. On en sort détendu, presque joyeusement triste que cet onguent se termine.

Chroniqué par Rominou
le 24/06/2005

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