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Route du Rock

: Édition 2009



Notre compte rendu

Pour cette 19ième édition, le défilé de k-ways et de « fashion-boots » habituel laisse place au soleil et comme toujours, une programmation audacieuse et de qualité.


Vendredi


Les salles parisiennes ou autres festivals ont de quoi jalouser la présence de My Bloody Valentine, tête d'affiche de la soirée. Leur retour sur scène après de nombreuses années est donc très attendu. Dès les premières notes, on pense à une mauvaise gestion sonore, on ne distingue à peine les voix et la rythmique, juste les guitares stridentes et la basse omniprésente. On ne pouvait pas reprocher le choix de la playlist puisée en partie dans l’album Loveless mais la médiocrité du son rend ce concert assez exécrable, qui se termine par un puissant mur blanc de quinze minutes tournant à l’apocalypse. On retire nos boules quiès pour se diriger vers le bar, et oublier notre frustration.


© dix6


On s’est rattrapé sur le concert assuré par A Place to Bury Strangers, trio américain aux frontières du shoegaze et du post-punk, qui s’est révélé être surprenant. La suite est devenue ennuyeuse en présence de Snowman, pale copie de Liars. Pour cette première soirée aux influences noisy, on retiendra surtout la prestation de Deerhunter. Le groupe toujours aussi statique sur scène donne un concert homogène et riche en émotion. Et bien sûr, Tortoise. Les deux batteries mises en évidence au milieu de la scène présentent un attrait particulier à leur performance. Les musiciens s’échangent régulièrement les instruments pour jouer le meilleur de leur discographie, sans oublier les titres de Beacons of ancestorship. Certes, leur post-rock a de meilleures allures en salle qu’en plein air mais les ricains ont réussi à séduire le public et imposer leur propre définition de la musique instrumentale.


© sarafossette


Samedi


On aurait pu assister aux concerts du Palais du Grand Large ou à la plage de Bon Secours mais on a préféré se reposer sur une plage quasi désertique. De retour au site, on peut apprécier la pop de Papercuts et Camera Obscura, ou encore la folk de St Vincent ; nous permettant de se rassasier tranquillement, et profiter d’un beau coucher de soleil. Sans grande surprise. Le public beaucoup plus jeune et hype que la veille attend surtout la venue de The Kills. Le duo confirme sa réputation : toujours aussi explosif et doté d’une sensualité charnelle. Il nous livre une heure riche et généreuse


© dix6


Les membres de Peaches surexcitent le public avec son one-woman show emmené par une chanteuse charismatique, sur fond d'électro putassière. Vient ensuite Four Tet qui donne au Fort de Saint-Père des allures de chillout et relève le niveau pour cette fin de soirée. On a pu entendre des nouvelles compos de son prochain album qui s’avèrent de bonne augure.


Dimanche


La voix si singulière et mélancolique de Bill Callahan ravira surtout les fans de Smog qui étaient nombreux pour l’occasion. Andrew Bird a d’ailleurs joué une reprise de ce groupe en clin d’oeil à son prédécesseur. Ces deux songwriters aux tendances folk-rock nous ont offert de beaux instants. Puis vient Dominique A, seul sur scène, dévoilant son univers si personnel. Le public extatique, se laisse transporter par le flot de paroles à la fois fragiles et troublantes. Grizzly Bear, enthousiaste de retrouver le fort pour la seconde fois, nous concocte un concert d’une perfection musicale absolue. L’ensemble des titres est parfaitement maitrisé et cohérent.


© sarafossette


Cependant, les festivaliers semblent plus enjoués à se dégourdir les jambes sur le live de Simian Mobile Disco. Pour finir, je zappe volontairement le dernier concert assuré par Autokratz pour déambuler sur les différents stands de labels et disquaires indépendants. Je liquide mes derniers euros du weekend pour les chouettes compilations des labels Dead Bees, Telescopages, et Another Record, ainsi que Turn de The Ex à un prix dérisoire. Il est temps ensuite, que je rejoigne les bras de Morphée.


Le prochain rendez-vous avec la Route du Rock est prévu pour la collection Hiver, que je vous conseille fortement. Soutenez les festivals indépendants qui évitent de tomber dans la facilité et proposent une programmation artistique exigeante.



par Antony
le 06/09/2009

Tags : | Route du Rock

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