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Islet + Boy & Bear + Pinkunoizu

: @ Flèche d'Or - 20/04/2012



Notre compte rendu

Mis à part le concert (excellent !) donné par Aidan Moffat en novembre 2011, on n’est passé que très rarement par la Fleche d’Or ces derniers temps. Chose est désormais résolue à l’occasion du premier concert donné par Islet à Paris. Comme à l’accoutumé pour cette salle, trois groupes se partagent l’affiche. Et cela est l’occasion de découverte, du pire comme du meilleur. Mais une soirée sans son lot de déconvenues comme de sympathiques découvertes, n’aurait pas cette saveur si particulière.

Untitled

A cet effet, la présence de Pinkunoizu fait office de bonne surprise. D’abord parce que le groupe nous rappelle l’existence du Danemark sur la scène alternative (celui qui a visité le quartier de Christiania à Copenhague ne pouvait que trop peu en douter), mais surtout parce que le quatuor produit une musique entre post rock, expérimental voire krautrock dans la droite ligne des Anglais de Pram. Trois guitares et une batterie et pas mal de sonorités synthétiques, une dose d’expé dans le cadre d’une musique nonchalante et parfois épique. Bref une bande son des années 70 avec une part de folie douce fonctionnant à merveille. Ce qui se confirme par la suite à l’écoute de leur excellent album Free time !. Une perle rare, en guise de bonne révélation de la soirée. Place à Boys & Bear ... on le savait on ne venait pas spécialement pour voir cette formation australienne à l’œuvre. Et on comprend mieux. Ce n’est pas tant que leur folk rock de road movie californien soit mauvais ni raté. Au contraire, c’est parfaitement rodé, ça sonne, ça fait des sourires en coin devant un parterre d’Australienne qui font la queue à la sortie des backstages. Mais clairement, on a cette impression d’être piégé dans un épisode d’Hartley Cœur à vif...

Islet

23h... Islet prend possession de la fosse. Le groupe arpente le public puis gagne progressivement la scène. On est conquis par cette entrée. D’autant plus qu’elle arrive comme le messie après la purge provoqué par Boys & Bear . Le son est fort, le groupe est comme un chien fou. On est happé par cette énergie. Cette envie de rentrer dans le gras. On l’aura compris le concert commence fort dans tous les sens du terme. Après avoir lancé le titre d’ouverture de leur excellent album Illuminated People, le groupe enchaîne les titres tambour battant dans une configuration associant batterie, synthé, basse, percussions et guitare.

Pinkunoizu

A l’écoute de leur album on classait le groupe dans le registre d’une musique inventive et sophistiquée. Sur scène le groupe est moins regardant. Il est punk, le son est sale, tantôt sourd tantôt strident. Les oreilles en prennent pour leurs grades, mais on hoche toujours la tête avec jubilation. Le groupe apparait à la fois comme de mauvais garnements décidés à foutre le bordel et à s’amuser, puis s’insère dans le rôle de shaman de soirée. Le groupe n’hésite pas à sacrifier certains titres pour jouer avec le public et faire le show. Cela fonctionne mais au point de sabrer un peu la musique. Qu’importe, premier concert à Paris oblige, le groupe était décidé à marquer le public et à faire une belle démonstration de son art. Et là dessus rien à dire. Le reste suivra.



par Guillaume C.
le 21/04/2012

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