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David Eugene Edwards

: @ Maroquinerie - 29/04/2011



Notre compte rendu

Une semaine en forme de grand écart, après la récréation donnée par Bonaparte, retour à la Maroquinerie pour assister au récital donné par David Eugene Edwards.



Le fondateur de feu 16 Horsepower et de Wovenhand propose un concert particulier placé sous le signe de la relecture du répertoire de ses formations légendaires. Un concert intimiste dans lequel il n’est seulement accompagné que d'un musicien en la personne de Jeff Linsenmaier (clavier et percussions). Place au recueillement devant l’une des figures du Denver sound. Une grand messe christique et shamanique. Une première rencontre avec un homme au charisme messianique et dont les transes incantatoires évoquent celles de Jim Morrison.



On entre dans une salle archi comble, le concert est complet, on est content d’y assister, mais l’ambiance surchauffée de sauna et la présence d'un "grand type" qui se débrouille toujours pour se mettre en travers de la vue, rappellent d’emblée que ce concert va demander beaucoup d’efforts. Celui déjà de pouvoir voir le concert, celui de ne pas avoir envie de faire un arrêt au stand alors qu’il y a quarante types qui attendent devant les toilettes et celle de se taper les deux types à mèches qui se sentent obligés de faire la causette au moment où tu es prêt à te mettre à genou dans un accès de grâce ultime. Toutefois, avant même de se plaindre, on se souvient qu’on n’a pas vraiment la place de bouger un orteil alors… un genou… Bref on l’aura compris, le paradoxe est là : une salle blindée transformée en sauna, pour un concert en forme de récital à écouter en retenant son souffle.



Et puis la récompense est devant soi (enfin, seulement si on fait abstraction du fameux « grand type de devant »). Et à ce titre, on en prend plein les oreilles. David Eugene Edwards nous saisit à la gorge et nous fascine. Il est devant nous mais son âme est ailleurs. Dépouillé et christique, il nous fait face installé sur sa chaise presque en retrait, et pourtant, il en impose. On est frappé par ce charisme à l’état brut, par son aisance à passer de la guitare à la mandoline, par ses incantations et sa manière de vivre sa musique. Le son est parfait, la relecture de son répertoire sous la forme d’odes contemplatives et habitées en impose. L’interaction avec son acolyte est quasi parfaite.



Seul petit bémol : l’absence de réelles interactions avec son binôme. On aurait aimé parfois que les deux musiciens vivent leur musique à l’instant présent en laissant place à l’improvisation et à certains écarts de conduites. Ils avaient des opportunités, ils en avaient les moyens.

A ce titre, le concept de relecture en duo et de manière contemplative d’un répertoire aussi vivant que celui de ces deux formations de référence, est somme toute, fascinante, mais peut-être un peu limitée pour permettre à David Eugene Edwards de montrer l’étendu de son immense talent.


par Guillaume C.
le 30/04/2011

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