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RIEN

: @ Glaz'art - 07/04/09



Notre compte rendu

Rien lançait ce mardi 7 avril la première date parisienne de sa nouvelle tournée « Maginot Mon Amour Tour ». Une dizaine de dates en France, en Belgique et en Allemagne marquées notamment par un concert au Glaz’art et le lendemain à L’International. Le groupe a déjà signé deux albums post-rock dadaïstes plus que recommandables (Requiem pour les Baroqueux et Il N’y a pas de Prédiction Sans Avenir). Toutefois, il y a souvent une légère appréhension à découvrir pour la première fois sur scène un groupe dont on apprécie tant le travail discographique. Arrivé sur place, je redécouvre le Glaz’art, les groupes se suivent et ne se ressemblent pas. Du folk en passant par l’électro rock habituel sont au programme de cette nouvelle édition de la soirée « We Are the Lions ». Au total quatre groupes se partagent l’affiche dans le cadre d’une série de concerts ne dépassant pas trente-cinq minutes. Rien débute son concert en fin de soirée, à l’heure où les parisiens commencent à regarder leur montre de peur de rentrer trop tard ou de rater leur métro. Les conditions ne sont pas optimales. D’autre part, on m’avait dit que le groupe propose habituellement un set de bonne qualité sans forcément pouvoir transmettre la magie de ces deux albums. En effet, en concert, point de cuivres et peu de voix. Ce qui aurait pu décevoir les auditeurs sensibles à ces ingrédients. Toutefois, en proposant, ce soir là un concert parfait, le groupe vient de remettre les pendules à l’heure.



Pour cette tournée, le groupe propose désormais une formation étendue. La présence d’un deuxième batteur complète désormais le line up du groupe. Deux guitares, une basse, deux batteries. Une configuration des plus intrigantes et des plus symétriques. Dès le début du concert, Rien donne tout de suite la mesure de son talent en présentant, sans véritables temps morts, un set précis et intense. Autre fait notable, le son du groupe est parfait. A l’accoutumé, un concert au Glaz’art fait office d’examen de passage pour les groupes qui se risquent à y jouer. Peu de place à l’amateurisme. Seuls les groupes qui savent maîtriser le son de leur instruments parviennent à ne pas transformer un concert en bouilli sonore. Rien propose un son puissant et équilibré et parvient même à retranscrire l’univers sonore de leurs albums. L’ambiance dadaïste se retrouve au travers de l’utilisation d’une bande sonore, dans laquelle une voix robotique est la seule à communiquer avec le public. Une trouvaille qui permet d’emblée de rentrer d’un seul coup dans l’univers du groupe. Autre fait marquant, on est frappé par la maîtrise technique du groupe. Chacun des titres est exécuté avec précision et facilité. Les guitaristes jonglent avec leurs effets, sans tomber néanmoins dans la démonstration. Au contraire, le groupe privilégie beaucoup plus l’interactivité entre les musiciens. Pas de murs de son, ni de mutisme. Le groupe propose plutôt une joute musicale dans laquelle chacun des musiciens répond successivement à l’autre. Un bel exercice de style qui fait plaisir à voir. Grâce à la présence d’un second batteur, le groupe parvient à retranscrire le caractère hypnotique de sa musique.



Une prestation scénique qui montre que ce groupe propose un set prenant et jubilatoire. On oublie tout, même l’absence de cuivres ou des voix féminines. Un concert en forme de transe qui donne à son auditoire l’envie de remettre ça le lendemain.



Pour information, le groupe joue encore à Paris, Lille, Namur, Bruxelles, Hanovre, Berlin, Leipzig, Strasbourg et Lons le Saunier jusqu’au 17 avril.





par Guillaume C.
le 08/04/2009

Tags : RIEN | Glaz'art

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2 commentaires

par Nicolas Jaune (le 05/09/2011)
ce week end c’était la braderie de lille, et y a pas à dire, porter un bracelet de dour c’est un signe d’intégration à une micro société. Des dourois partout, qui en rencontrent d’autres, et qui gueulent.... DOUUUURE

par Canna-Sucre (le 08/08/2011)
Belle conclusion ;)

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