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Rome Buyce Night + You\'re a towell + Enob

: @ Gambetta - 01/02/2008



Notre compte rendu

Quand on commence à connaître un groupe (parce qu'on le suit, parce qu'on l'aime) il est tentant de le dater. Je veux dire : il est tentant de se servir de moments, d'événements, comme des pierres milliaires, pour en parler. Si je devais faire ça avec Rome Buyce Night, je dirais que, pour moi, la physionomie de leur musique a changé un certain soir de décembre à Lyon. Alors, leur son est apparu plus punk, j'entends par là : moins éthéré, moins distant, plus présent. À ce moment-là, pour moi, c'est devenu clair, Rome Buyce Night venait d'acquérir ce qui leur manquait. Le groupe maîtrisait la durée, l'improvisation, capable de dilater des idées musicales dans le temps, de les étirer, de les façonner durant de longs moments. Il venait d'apporter la preuve qu'il connaissait tout de l'énergie rock. On s'en doutait. L'entendre, c'était encore mieux.

Rome Buyce Night 2

Donc, un an plus tard, à Paris, ce qu'on avait compris alors se fait entendre à nouveau. Mais, ce soir, c'est comme si autre chose encore avait lieu. Tout étant changé, rien n'étant vraiment changé : faire entendre la similitude dans la différence et le changement dans la répétition. Ça se résumerait en quelques mots comme ça. Si je me souviens — et Dieu m'est témoin que j'en ai vu des concerts de Rome Buyce Night — celui-ci est le meilleur : tendu, rythmé, inépuisable, fort, puissant sans être assourdissant, avec ce côté hypnotique qui trouve en partie sa source dans le rock psychédélique. Une musique qui t'enveloppe complètement, te soulève et t'assène, quand elle fonctionne parfaitement, dans une série continue de moments de grâce, le coup de grâce.

Rome Buyce Night 1


C'est avec ce genre de groupes, qui sait s'adapter à l'environnement (en l'occurrence, celui, médiocre, du Gambetta), qui sait varier les perspectives : à ce moment percutant, à tel autre atmosphérique, et puis hypercutant, etc., c'est avec ce genre de groupes qu'on aimerait compter, au-delà de la soupe quotidienne qu'on nous sert et dont on se contente souvent. En attendant, leurs (deux) albums à paraître, Rome Buyce Night s'affirme sur scène.

par Jérôme Orsoni
le 02/02/2008

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