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Château Flight

: Interview avec Château Flight



À l'occasion de la sortie sur Versatile de "The Meal" (cinq ans après "Puzzle"), rencontre conviviale avec Gilb'R, boss du presitigieux label, DJ, et surtout moitié du duo Château Flight avec I:Cube.

Le dernier album du duo (The Meal, sorti le 25/10/04) a-t-il été conçu dans l'esprit d'un repas, avec toute la convivialité que cela implique ?


À posteriori, oui. Les morceaux ont été imaginés au fur et à mesure, et ils n'ont trouvé leur signification que plus tard.


Nicolas (Chaix, aka I:cube) et toi semblez entretenir une relation particulière avec le Japon et les japonais. Pour preuves, votre récente tournée nippone et surtout le funky-psyché Ongaku avec ses voix surprenantes !


En termes d'infrastructures et d'équipements sonores, les clubs japonais sont d'abord nettement meilleurs que leurs homologues européens. D'autre part, le public entretient là-bas une vraie culture du vynil et reste attentif à la nouveauté. Notre relation avec les japonais est donc privilégiée car la perception du public semble beaucoup moins formatée qu'ici.


Certains titres de l'album seront-ils remixés ?


Oui ! On vient de sortir un maxi comprenant (entre autres) un remix de Antipodes (feat. Bertrand Burgalat) par Joakim. D'autres sont en cours de préparation, comme le remix broken hybride de Down At The Rotisserie (feat. Berreta) par Chok ou Superflight (feat. Marie Daulne de Zap Mama) par Dixon (du Sonar Kollektiv) Quant à Matthieu Puffet (Futur Beat Alliance), il a déjà revisité en pop électronique le titre 1973 (feat. Shawn Lee)!


The Meal semble confirmer et même souligner l'orientation éclectique de Remixent. Qu'en penses-tu ?


C'est vrai, on voulait un peu sortir de ce truc dancefloor et toute cette culture électronique que l'on a bien…digérée aujourd'hui. On pourrait dire de The Meal qu'il est une sorte de manifeste tant il regorge d'idées musicales différentes. Idées que l'on approfondira probablement au cours des deux ou trois prochaines années.


Château Flight semble donc aujourd'hui en rupture avec les débuts deep house et roots du label.


C'est pas vraiment le style de la maison de refaire toujours la même chose ! On cherche donc en permanence à renouveler notre manière de faire de la musique et de mélanger les styles, sorte de mouvement musical constant. A l'image de cet album qui a accueilli beaucoup de collaborations extérieures !


Peut-être ces nouveaux horizons seront-ils également explorés par les autres artistes du label, I :cube et Joakim ?


Je pense que 3 (troisième album I:cube) marque aussi, à sa façon, un tournant dans la musique de Nicolas. Il clôt ce qui apparaît rétrospectivement comme une véritable trilogie. Et son prochain projet - comme celui de Joakim - sera sûrement surprenant !


Partagez-vous ce goût pour l'assimilation des genres (de la dance music synthétique très 80's aux vieilleries francophones) avec Tiger Sushi (label de Joakim) ou bien encore l'équipe Dirty ?


On est assez proche d'eux, c'est vrai, même si le son de Tigersushi reste plus rock. Les échanges (de disques ou de nos CD mixés) sont permanents. Mais ce qui m'intéresse aujourd'hui, c'est vraiment découvrir de nouveaux artistes à la personnalité originale, avec lesquels Versatile pourrait collaborer sur le long terme. Or je suis très exigeant avec les nombreuses maquettes que je reçois !


As-tu parfois l'impression de conserver ton rôle de DA et boss de Versatile quand tu travailles avec Château Flight ?


Non ! Château Flight est une vraie collaboration ! Nos personnalités sont certes différentes (et heureusement), mais nous échangeons et proposons en permanence. Sans quoi, The Meal sonnerait probablement comme du I:cube !


Qu'en est-il de vos méthodes de travail ?


On fait tout ensemble ! On part généralement d'une batterie ou d'une idée quelconque puis on jamme en affinant progressivement les différents éléments. Sur The Meal en particulier, Nicolas et moi avons également enregistré de nombreux patterns de batterie ou claviers que l'on a ensuite retravaillés comme des samples.


Les instruments occupent une place importante sur The Meal.


Oui, on a cherché à approfondir cette relation entre acoustique et électronique. Le but étant de ne plus savoir différencier l'une de l'autre.


Avez-vous l'intention de proposer cette alchimie sonore sur scène ?


Nous travaillons déjà à une formule live intéressante qui prolongerait en quelques sortes le plaisir que nous avons eu à enregistrer l'album. Mais il faut surtout éviter l'écueil du faux live, 4 ou 5 personnes sur scène avec des machines et des bouts de bois entre les mains… Sur ce projet, on cherche avant tout une cohérence à long terme, qui, j'ai bon espoir, devrait déboucher sur un enregistrement !


Bertrand Burgalat, l'interprète du sublime Les Antipodes va-t-il aussi vous gratifier de sa présence scénique ?


En fait, on a pu le voir déjà au Trabendo dans le cadre du festival Factory. Il a d'ailleurs comparé le groupe à l'Arche de Noé, sorte de mélange hétéroclite des plus enrichissants ! Il a été séduit par cette formule et s'est donc proposé de faire les dates live à nos côtés.


Dans les collaborations que vous avez réalisées, il y a le fameux EP avec La Caution, Crash Test, on n'en a pas beaucoup parlé finalement, est-ce que tu peux revenir sur la façon dont ça s'est agencé ?


Assez vite. L'événement déclenchant a été les dernières élections en France, avec un deuxième tour avec Le Pen. On s'est dit que ce serait bien qu'on montre une image un peu plus unie...


Dure ?


Non parce que les paroles de Crash Test ne sont pas très engagées. C'est plus une rencontre, on avait envie de dire : voilà, on vient de deux univers différents, mais justement on peut se retrouver. Donc ça a été une très bonne expérience, effectivement on n'en a pas entendu parlé parce que c'est sorti sur Kerozen (label de La Caution, ndr) et qu'à l'époque ils géraient un peu mal leur truc, et du coup c'est un peu passé à la trappe... Mais on va préparer un album plus long, avec plus d'invités, cela va devenir vraiment Crash Test, un collectif-concept.


Donc Château flight impliqué comme ça dans un projet long, hip-hop, c'est une voie que vous allez développer ?


Oui, parce qu'on a plaisir à travailler ensemble en raison tant de l'univers qu'ils ont dans leurs paroles que la manière qu'a Nikkfurie de travailler. Pour I:Cube, on avait fait un truc avec RZA, là on l'a fait avec Beretta, de Killarmy, un des groupes satellites de Wu-Tang. Donc oui, le hip-hop c'est toujours quelque chose qu'on va incorporer à notre mélange.


Donc des voix, des formats chanson carrément avec Bertrand Burgalat, des orientations plus hip-hop, et sur cet album il y a une plage qui est presque world finalement, qui est "Superflight"...


Elle est connotée world parce que Marie Daulne chante dessus, d'une manière assez particulière, mais c'est plus influencé par la musique répétitive de Phillip Glass, ou Steve Reich. Ce morceau c'était un peu une vulgarisation de ce genre de musiques. Effectivement c'est toujours dans la fusion, ce côté musiques répétitives, avec en même temps ces espèces de vocalises de Marie, plus des sons un petit peu étranges dessus, en même temps cela reste assez minimal... On reste dans la fusion.


C'est quand même un pied de nez parce que tu dis une "vulgarisation de la musique repétitive" mais je trouve qu'il y a des parties de vibra assez élaborées...


Oui, on a suivi le même cheminement. Je dis vulgariser dans le sens où sur "Music for six marimbas" de Steve Reich par exemple, un morceau dure 27 minutes, et là tu n'as que des marimbas jouées de A jusqu'à Z. C'est pour cela que je dis vulgarisation. Après réflexion, de "The Meal" on pourrait tirer cinq-six albums de genre, différents. Et d'ailleurs c'est peut-être ce qu'on fera. On essaie aussi de bosser plus vite, de faire plus de morceaux, des ramifications pourraient partir de là. Effectivement, ça me brancherait bien de faire un album de chansons. Cela faisait longtemps que je voulais le faire, mais je ne trouvais pas un bon parolier ou quelqu'un pour les chanter. Avec Bertrand c'est bien tombé, on est plutôt sur la même longueur d'ondes... Pareil pour le hip-hop, on collabore avec pas mal de gens différents donc on va faire quelque chose d'hybride, c'est ce qu'on fait avec La Caution. Après des choses comme "Autotrack" sont plus psyché, cela correspondrait à un projet que l'on a de musiques plus acoustiques qu'on enregistre ici. Depuis la fin de l'album, on en est à cinq ou six squelettes de morceaux qui sont assez tight et qu'on va essayer de développer rapidement.


Comme si cet album était une charnière dans l'histoire du label ?


En tout cas dans l'histoire de Château Flight. Cela faisait longtemps que l'on n'avait pas fait d'album et peut-être que cela a aussi généré qu'il y ait autant de trucs différents. En même temps c'est purement ludique, si demain ça nous amusait - on en parlait avec Joakim - de faire rock, pourquoi pas essayer, cela pourrait être assez fun, avec chacun ses influences, de voir ce que cela pourrait donner. On ne s'interdit rien, on essaye de faire en sorte que cela reste toujours un plaisir. C'est l'essentiel. Et ne pas trop se répéter.


Oui, le côté ludique est assez affirmé sur l'album... On sent la bonne humeur !


C'est le cas quand on travaille ici, c'est souvent la bonne humeur ! On n'est pas des new-waveux, dégoûtés de la vie, au fond d'une cave...


Ou de producteur complètement enfermé dans sa bulle...


Ou de producteurs complètement névrosés... On essaye justement que ça reste assez marrant... Si on capte ça dans les morceaux, une vraie implication, une vraie vibe humaine, je pense que ce sont des morceaux qui pourront durer sur la longueur. C'est un peu ce dont je suis content sur le label. Effectivement, on n'a pas sorti énormément de choses, mais je pense que quasiment tout ce qu'on a sorti tient sur la longueur. Même "Sunshine People" ou même "Disco Cubizm" estampillés "french touch", disco. Je trouve qu'après des années ça tient toujours la route.


Ou ton maxi "Pressure" ...


Peut-être que ça a été suffisamment fort, ou qu'il y a suffisamment d'implication personnelle. Parce que je suis toujours fasciné par les vieux disques en fait : comment se fait-il que je puisse encore écouter des disques qui ont trente ou quarante ans ? Des choses des années 70 ou même 60 qui ont gardé une force qu'ont moins les disques aujourd'hui. C'est ce qu'on essaye de perpétuer. Pas des disques "kleenex", que tu écoutes deux fois, et si tu as capté, tu passes à autre chose. C'est un peu le reproche qu'on a fait sur notre album : souvent, à la premier écoute, les gens ont un peu de mal à rentrer dedans. Ils sont un peu désarçonnés, et il faut écouter deux ou trois fois, parfois un peu plus, pour rentrer dedans... C'est toujours le même problème : commercialement c'est plus compliqué, parce qu'il faut un truc immédiat, très identifié, très "marqué", pour parler à la manière marketing. Nous, c'est un peu plus délicat, et je crois que sur la longueur c'est un meilleur investissement.


Et parmi toutes ces pistes de recherche est-ce qu'il y a de la place pour tes propres projets ?


Je n'ai pas envie de faire n'importe quoi. C'est vrai que cela demande du temps. Et puis il y a le fait de travailler avec Nicolas sur Château Flight et d'amener toutes ces idées là-dedans. Finalement entre l'album qu'on a fait et tous les remixes qu'on fait régulièrement, d'un côté ça me satisfait pleinement en tant que producteur - avoir mes idées qui s'enrichissent de celles de Nicolas, poussées plus loin - et d'un autre côté il faut du temps, je m'occupe aussi du label, je suis DJ. Il faudrait que ça soit justifié. Je dis à chaque fois que je vais le faire mais je n'ai jamais réussi à trouver le temps, l'implication, la disponibilité pour m'y mettre à fond. Mais je ne désespère pas encore de le faire.


Concretement qu'est-ce qu'on peut attendre de Versatile pour l'année / les deux années à venir ?


Pas mal de choses. On a signé un producteur de hip-hop français qui s'appelle Cris Prolific dont on sort un maxi, qui prépare un album. C'est une direction un peu nouvelle pour nous. Je n'avais pas signé de hip-hop parce que je ne trouvais pas la bonne personne. Lui a vraiment un son intéressant, et j'essaie de l'orienter vers des directions auxquelles il n'aurait peut-être pas songées, pour avoir quelque chose de plus hybride... Il y a un projet avec Kirk Degiorgio, qui est un producteur anglais, un des premiers producteurs de techno, qui a pas mal de projets (As One notamment, ndr) et qui s'est parfois un peu perdu. Là, l'idée était de faire un album un peu comme ses débuts, beaucoup plus electronica, beaucoup plus intimiste. Je fais souvent travailler les artistes, je me contente jamais de ce qu'on m'envoie, si je n'aime pas, je vais le dire, et pourquoi aussi. Donc ça c'est quasiment fini... On a un projet de reprises extrêmement débiles aussi : le nom de code, c'était la "Bâtards Ac' ", la "Bâtards Academy". Pendant un moment, on bloquait longtemps en studio et les sessions déviaient comme ça, et on a instauré une espèce de dogma, c'est à dire qu'on fait des morceaux qui sont des reprises de clichés que l'on voit partout dans la musique comme Mano Solo, la new-wave, ou tel chose dance, ou zouk, etc. L'idée est de tout faire en une heure : musique, paroles, enregistrement, pas plus d'une heure - sinon quand même ça devient un peu grave.


Vous perdez la spontanéité ?


Même sans cela, ce sont des trucs assez anecdotiques ! On en a quelques-uns, et on aimerait bien finir ça aussi. On a un assez bon feedback dessus d'ailleurs. Et puis il y a notre live que l'on veut travailler, avec une date au New Morning les 4 et 5 février. On va faire une tournée DJ aussi pour février. plus une tournée live l'été prochain sur les festivals. Château Flight va se remettre a bosser, Crash Test est plus ou moins en cours... On a un projet avec Burgalat qui va se mettre en place... Donc pas mal de trucs !


Donc tu es plutôt optimiste en ce qui concerne l'avenir de Versatile ?


Oui, tant qu'on aura des projets à sortir... J'aurais toujours un enthousiasme à sortir des trucs qui m'excitent... Jusqu'au jour où tu n'as plus cette énergie-là dans la confrontation avec le réel et le marché. On reste assez confidentiel - même si on bénéficie d'une bonne image - au niveau des ventes de disques.


C'est un succès d'estime...


Voilà. J'ai envie de toucher plus de gens. Je suis pas en train de me dire "ce qu'on fait c'est tellement pointu, ça intéresse que peu de gens". Non, je pense qu'on peut toucher encore plus de gens. Aujourd'hui ça devient de plus en plus dur quand on a pas beaucoup de moyens : passer en radio c'est impossible, du moins sur les grosses. Même faire passer ses clips, ça devient vraiment un problème. Il faut arriver à se faufiler, à exister de manière plus visible.


Surtout après l'éclatement de la bulle french touch... Aujourd'hui c'est revenu dans une sorte de ghetto... Cet engouement c'était trop ?


Ce n'est pas cela, c'est qu'il y a eu un album des Daft Punk et d'un coup, deux mecs sortis plus ou moins de nulle part, qui faisaient un album chez eux, ont vendu un ou deux millions. Et St Germain, qui a eu du succès dans un autre genre. Donc les majors se sont un peu braquées là-dessus, elles pensaient peut-être que chaque groupe électronique allait pourvoir faire des scores pareils - ce n'est pas le cas. C'est pour cela que ça s'est calmé, et qu'aujourd'hui, on est revenu à des bonnes vieilles valeurs sûres, comme le rock. Ce qui est assez marrant, c'est que la techno des débuts, c'était un peu l'anti rock : il n'y avait pas de visages identifiés, il n'y avait plus ce côté ego très fort, pour finalement y revenir aujourd'hui, où ce qui prime plus que la musique c'est de savoir si le mec se défonce et à quoi il se défonce, s'il est sur scène avec un string ou avec une perruque. Finalement des choses assez éloignées de la musique. Il n'y a presque que dans le hip-hop où l'on est restés basés sur la musique. Ceci étant, il ne faut pas s'attendre à nous voir en string sur scène ! (rires)


Dommage ! Une playlist à nous soumettre ?


J'aime beaucoup le nouvel album de Mos Def ; il y a une compile de Read It Disco de Morgan Geist (Metro Area) qui s'appelle Unclassic, avec des trucs vraiment bien dessus ; dans un genre complètement différent, Strike 151, de la techno minimale sur un label hollandais, Rush Hour. J'ai bien aimé l'album de Jill Scott dans un genre plus soul. Il y a toujours pas mal de disques qui sont intéressants, et il y a beaucoup de vieux disques aussi.


Tu replonges dans quelle période en ce moment ?


Plutôt entre 60 et 70. Milieu 60 - debut 70.


C'est un peu l'étiquette qu'on t'as collé : tu était la tête soul, funk jazz, et Nicolas c'était l'addict de la techno, de l'electronica...


C'est un peu ça ! Sauf que ce n'est pas aussi tranché : lui aime bien l'autre côté, moi aussi. Mais c'est vrai que dans les influences, j'ai un côté black plus prononcé. Même si encore une fois, les deux côtés s'interpénètrent. Mais il y a toujours un goût commun pour le côté excentrique, inhabituel. Ce côté où on est tous des malades de break de batteries, sans arrêt à en chercher. Ce sont des étiquettes, ça peu se décoller aussi ! (rires)


Ce côté excentrique ressort avec la collaboration avec Bertrand Burgalat, surtout sur le clip d'Antipodes, ce bijou décalé... Cela s'est fait comment ?


J'ai rencontré - via une annonce dans leur école - ce réalisateur, Hugo Ramirez, avec un autre Nicolas avec qui il a travaillé sur ce projet là. Il avait déjà fait le clip pour "Fantômes" de Joakim, que je trouve très réussi, tourné dans les rues de Montmartre. Il travaille à base de photos qu'il anime par la suite. Pour "Antipodes", on a fait pareil. Chacun des trois personnages, Bertrand, Nicolas et moi, étions un des personnages d'un des livres phares de Jules Verne : L'île mystérieuse, Le tour du monde en 80 jours et 20 000 lieues sous les mers. D'où Nicolas en scaphandrier, moi en ballon... C'est toujours dans l'idée de trouver des gens qui n'on rien fait et de leur donner un moyen d'expression, parce qu'ils sont vraiment talentueux. Je pense que les mecs qui ont fait ce clip sont vraiment doués, et j'espère que cela leur amènera d'autres plans derrière. Autour de nous, surtout dans ce domaine, il y a beaucoup de gens qui font des choses super bien et il suffit juste d'un peu de moyen et de travail pour qu'ils se fassent connaître. Ensuite, il faut arriver à le diffuser. Aujourd'hui être en playlist sur M6, c'est quasiment impossible, MTV c'est assez difficile, MCM, pas évident non plus d'y rentrer. Cela va sortir en DVD avec tous les clips qu'on a fait, mais je trouve dommage que les gens ne jouent pas plus le jeu, et que tout ça soit finalement très segmenté.


Donc vous avez un projet de DVD ? Avec les clips qu'il y avait sur le second disque du Family Album ?


Entre autres. J'ai pas mal de petits films, j'ai filmé pas mal de choses de ce qu'on fait depuis des années maintenant. Donc il y aurait plusieurs parties : une avec des clips, une avec un mix de musiques inédites, un peu un mix VJ avec plein d'images de ce qu'on a fait, de session studios ; et des courts-métrages un peu débiles. On travaille dessus, c'est un des projets pour l'année prochaine.


Autant de choses à guetter ; en attendant, on se réjouira du nouveau site du label, qui propose de nombreux mixes, clips et en ce moment un tout nouveau "unrealised track" d'I:Cube, et on surveillera les dates live de Château Flight, des fois que les strings apparaissent...



Interview par Guillaume
le 14/11/2004

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