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Brendan Perry

: Eye of the Hunter



sortie : 1999
label : 4AD
style : Blues / Folk / Rock / Melancolique

Tracklist :
1/ Saturday's Child
2/ Voyage of Bran
3/ Medusa
4/ Sloth
5/ I Must Have Been Blind
6/ The Capitive Heart
7/ Death Will Be My Bride
8/ Archangel

En 99 débarque enfin le tant attendu album solo de Brendan Perry. A la difference de ceux de Lisa Gerrard, Eye of the hunter se situe loin du style Dead Can Dance. Folk, blues, intensément mélancolique. Un travail très personnel en somme.

Saturday's child entame l'album. D'une douceur incomparable, la voix de Brendan berce l'auditeur. La guitare claire et limpide se mêle aux violons. Aucune trace de rythme à l'horizon, seule la mélodie demeure. Voyage of Bran est sans doute l'un des morceaux les plus réussi. La voix est profonde et grave. Brendan raconte ses souvenirs d'enfance. Nostalgie, tristesse, et beauté irradiante. Changement de cap avec Medusa. L'ambiance est toujours la même, cependant, la structure et l'air du morceau rappellent un peu les chansons de marins. Il y est question de solitude, de dérive (à la surface du globe et dans le coeur), bref de blues. Violons, arpège, et xylophone. Une mandoline fait son apparition à la toute fin, et ce superbe titre disparait dans le silence. Sloth se veut blues/folk. On connait la grande admiration de Brendan pour Tim Buckley ; Sloth en est le parfait exemple. Une guitare et le chant. Très mélodique, aux accents bluesy. I must have been blind d'ailleurs est une reprise de Tim Buckley.
Claviers, guitare et chant. Brendan démontre ses talents de vocaliste et provoque une douce torpeur, planante et reposante. The captive heart voit apparaitre une batterie jazz, et le fantôme de Dead Can Dance se fait un peu plus réel. Monumental et grandiose, la tristesse revient, teintée de désespoir. Guitare mélancolique, et clavier relance un peu l'atmosphère, sombre et dépressif. Blues jusqu'à la moëlle, Death will be my bride poursuit sa quête de l'absolument noir. Les paroles parle du mal de vivre, et Brendan joue à fond sur le côté dramatique de son chant. A ne jamais écouter en cas de déprime. Où alors seulement si le noir vous plaît, définitivement. Archangel referme ce premier opus de l'ex chanteur de Dead Can Dance. Poignant, et revendicatif, le thème du titre est malheureusement tout sauf fictif : la maltraitance des enfants. Magnifique complainte, dérangeante, mais incroyablement belle. Claviers omniprésents et violons confèrent au morceau toute son aura.
Pour en finir, cet album aura été attendu comme une délivrance par toute une communauté, malgré de nombreux reports. L'attente en valait la peine, car rare sont ceux qui parviennent à créer de tels chefs-d'oeuvre. On ne peut que souhaiter la perpétuité de tant de talent.

Chroniqué par Yragael
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