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My Own

: Non Wake Up Clocks



sortie : 2001
label : Zéro égal petit intérieur
style : Post-Hardcore / Noise / Rock Indé

achat/téléchargement

Tracklist :
1/ Seventeen 2/ This Good Long Walk 3/ On Tape 4/ Handful of Stones 5/ A Link 6/ Dolores b.knl 7/ Polymino 8/ Concrete 9/ Seventy 10/ Link b 11/ Une conversation difficile

Le label Zéro Égal Petit Intérieur s'est associé avec quatre autres labels (Greed Recordings, Araki, Pied de Biche et Day Off) pour rééditer en format vinyle une pépite méconnue de post-hardcore français soufflant cette année ses vingt bougies, profitant par ailleurs de cet anniversaire pour agrémenter cet album one-shot de quelques inédits piochés çà et là, accessibles en liens téléchargeables. Non Wake Up Clocks s'inscrit pleinement dans cette veine de noise moins frontale et plus vacillante qui existait vers la fin des années 90. Certains groupes phares entraient alors dans des phases de déconstruction, délaissant la rage nerveuse de leurs débuts afin d'y apporter plus de complexité et de perversité, déstructurant les fondements de leur musique en l'éparpillant façon puzzle pour mieux la restructurer, s'aventurant ainsi vers de nouveaux contrastes. Rien n'était forcément évident mais tout était assez passionnant, du moins assez pour offrir de nombreuses œuvres ravagées révélant souvent leurs richesses au fil des écoutes.

On pense bien sûr à des albums tels que Washing Machine et le sous-estimé A Thousand Leaves de Sonic Youth, ou encore Red Medicine et End Hits de Fugazi. Et si nous devions ne citer que les disques de formations avec qui My Own ont partagé la scène, il y aurait les excellents Challenge For A Civilized Society d'Unwound, Fake Can Be Just As Good et In An Expression of the Inexpressible de Blonde Redhead, le post-rock slintien du Save Everything de Shipping News et par chez nous The Full Mind Is Alone The Clear , l'un des sommets malades d'Heliogabale.

Toutes ces œuvres sinueuses oscillant entre tension palpable et agressivité contenue ont semble t-il nourri My Own qui livre avec Non Wake Up Clocks sa version des faits. Le groupe développe ainsi des arpèges de guitares dissonantes (Thomas Baron) qui s'entremêlent, une basse obsédante (Sylvain Livache) en phase avec une batterie impeccable (Hugues Villette que l'on retrouvera ensuite chez 2kilos&more bien connu de nos pages) dans des compositions aux structures imprévisibles, quasi math-rock sur les bords. Le tout est porté par la voix fragile de la chanteuse guitariste Zoé Wolf qui, du chantonnement faussement détaché (Handful of Stones ci-dessous) au susurrement inquiétant (Seventy), va être notre guide dans ce labyrinthe émotionnel. Autant dire que redécouvrir ce must maintenant, c'est un peu Noël avant l'heure.



Chroniqué par Romain
le 15/12/2021

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