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The Murder Capital

: When I Have Fears



sortie : 2019
label : Human Season
style : Post-punk

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Tracklist :
01/ For Everything 02/ More Is Less 03/ Green & Blue 04/ Slowdance I 05/ Slowdance II 06/ On Twisted Ground 07/ Feeling Fades 08/ Don't Cling To Life 09/ How The Streets Adore Me Now 10/ Love, Love, Love

Les territoires d'outre-Manche n'en finissent pas de rejeter de leurs sols fertiles de jeunes pousses hirsutes et autres émules du courant post-punk, et ce pour notre plus grand bonheur. Un "post-punk" qui reste toutefois à prendre au sens large du terme puisqu'entre les dublinois survoltés Fontaines D.C., les londoniens bigarrés black midi ou encore le trio britannique noisy Drahla et son saxophone évoquant Dog Faced Hermans, chacun avance avec une vision aussi forte que particulière d'un mouvement totalement protéïforme. Autant de belles promesses nous laissant croire que si le punk est mort en 1977, ce qui s'en est suivi a encore l'éternité devant soi.

Autre groupe dublinois à faire son entrée sur le ring, The Murder Capital convoque quant à lui entre quelques saillies teigneuses le pendant sombre du post-punk et une certaine forme de romantisme noir louchant vers les débuts d'Echo & The Bunnymen (Slowdance) voire Nick Cave & the Bad Seeds. Leur premier album When I Have Fears impressionne notamment dans cette manière de créer des chansons amples à partir de motifs simples en apparence (Green & Blue, Love Love Love). Appuyée par des instruments - deux guitares, une basse, une batterie - ayant savamment ingurgité trois décennies d'indie rock, l'élasticité de la voix de James McGovern est l'un des autres points forts de cette nouvelle formation dans le sens où celle-ci dirige en partie la portée émotionnelle de l'ensemble. Quelque part entre les deux grands Ian (Curtis et McCulloch), le chanteur sait autant puiser dans une rage hargneuse rappelant les récents et excellents Protomartyr (l'enchaînement dantesque For Everything et More Is Less en ouverture d'album) que dans un lyrisme maîtrisé, parfois en retenue. La puissance intérieure de When I Have Fears provient sûrement aussi d'une forme d'exutoire, la faucheuse ayant emporté pendant sa conception la mère d'un des membres ainsi qu'un ami cher.

Voilà un autre fleuron d'un genre continuant à nous dire des choses et à nous émouvoir à travers des œuvres habitées et ravageuses. Voilà un autre groupe s'ajoutant à la liste de ceux dont on attend curieusement l'étape du second album.



Chroniqué par Romain
le 23/08/2019

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