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King Krule

: The Ooz



sortie : 2017
label : XL Recordings
style : Inclassable

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Tracklist :
1/ Biscuit Town 2/ The Locomotive 3/ Dum Surfer 4/ Slush Puppy 5/ Bermondsey Bosom (Left) 6/ Logos 7/ Sublunary 8/ Lonely Blue 9/ Cadet Limbo 10/ Emergency Blimp 11/ Czech One 12/ (A Slide In) New Drugs 13/ Vidual 14/ Bermondsey Bosom (Right) 15/ Half Man Half Shark 16/ The Cadet Leaps 17/ The Ooz 18/ Midnight 01 (Deep Sea Diver) 19/ La Lune

Il existe chez certains artistes quelque chose d’intrigant, d’inexplicable, qui vous touche. Comme de la magie ou encore le chant des sirènes, cette curiosité chez eux vous appelle et vous invite à la découvrir, à l’explorer. On peut ainsi citer des artistes « classiques » comme Schubert ou Brel, ou plus contemporains comme un Elliott Smith ou un Daniel Johnston. Il en va de même pour Archy Marshall.

Zoo Kid, Archy Marshall ou King Krule ? Bien des surnoms désignent ce petit génie anglais aux cheveux carotte et à la voix de crooner, qui témoigne depuis plus de cinq ans des hauts et des bas des jeunes de sa génération, avec sincérité et sensibilité. Pas d'une façon lyrique et détachée de la réalité. Mais bien concrète et, parfois même, effrayante.

Lorsque Krule nous chante un The Noose of Jah City planant et contemplatif, un Rock Bottom torturé mais pêchu ou un Baby Blue sensuel et romantique, il nous expose cette réalité qui est la sienne de jeune homme torturé et vivant au quotidien avec ses démons, dans notre société occidentale du 21ème siècle. Mais comment désigner cet état d’esprit ? Ce Spleen urbain des temps modernes, venant d’outre-manche ?

Le terme « The OOZ » est ainsi né de son imaginaire. À l’origine simple jeu de mots sur son premier pseudo, ce terme traduit chez lui cet univers si particulier qui nous happe, nous conduit, nous bouscule, comme de simples spectateurs d’un lieu intemporel et pourtant bel et bien actuel. Un univers où la vanité de l’alcool et de l’argent se fait plus présente (Dum Surfer), où la souffrance face aux démons personnels rencontre la froideur et le détachement humain (Emergency Blimp), où l’estime de soi s’amenuise, au fur et à mesure des désillusions (A Slide In (New Drugs)).

Et pourtant, aussi torturé qu’il puisse être, King Krule continue à nous chanter l’amour (Czech One, The Ooz, La Lune), bien qu’il semble lui-même y avoir renoncé. La seule constance de cet album est cet amour qu’il porte pour sa muse, sa lune, « Blue » comme il aime à l’appeler. Même si l’on peut se demander si ce personnage est réel ou imaginaire, unique ou pluriel ?

Cinq ans après l'album 6 Feet Beneath the Moon, King Krule nous revient donc d’un pas assuré et décidé, et tout autant émotionnellement fragile qu’à ses débuts, pour nous décrire son quotidien et sa réalité qu’il a nommé « The Ooz ». Et on aime à s’y perdre ou à s’y retrouver, tant le message est sincère et les compositions belles et intelligentes.



Chroniqué par Jonathan
le 06/12/2017

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