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StaticObserver

: Rabbit's Run



sortie : 2015
label : Harmonia Mundi
style : Prog-rock / Pop psyché / Slowcore / Electronica

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Tracklist :
1. Rorschach Litany / 2. Homely Scaffold / 3. Open Heart Zoo / 4. Self-Extended / 5. When / 6. Elderly Parano / 7. Faulkner's / 8. Misfit / 9. Clank / 10. Peroxide Denial / 11. Hugger-Mugger / 12. Rabbit's Run / 13. Nauseated / 14. Rorschach Litany - RePsyched

Projet musicale porté par Jean-Baptiste Guignard, StaticObserver décline une pop hybride à la fois mélancolique, minimaliste et sensible. Avec Phonograph Ep, paru en 2007 et un album éponyme dans la foulée, StaticObserver entrait en sommeil pour quelques temps. Revenu d'entre les morts avec un Ep éponyme récoltant de bonnes critiques sur le web, il y a de ça 6 mois, le groupe passe à la vitesse supérieure en livrant un nouveau long-format, qui condense la subtilité et l'élégance froide de leur univers.

Tout en intégrant à la tracklist les 5 pistes présentes sur l'EP (on retrouve les sublimes pianos de Misfit), Rabbit's Run rassemble 7 titres et un remix qui sont inédits. La grammaire sonore est toujours aussi fine, inclinant vers l'épure et les claviers puissants. On erre dans les limbes émotionnels d'une mélodie baptisée Elderly Parano avant de s'envoler pour la nébuleuse électronique de Peroxide Denial. On est finalement saisi d'effroi face à Hugger-Mugger, terrible morceau à mi-chemin entre electronica et prog-rock, qui engloutit l'esprit dans un magma sonore envoutant. C'est finalement avec quelques balades, traversée par la voix cristalline et mélancolique de Guignard, comme Self-Extended ou Rabbit's Run, que StaticObserver révèle toute la poésie de son univers. Les accords flottants de piano et de synthé s'entrecroisent avec un raffinement sans faille.

Tour à Tour, ce sont RadioHead, Jay-Jay Johanson, Portishead ou plus récemment Ez3kiel qui influence StaticObserver pour l'habillage électronique. Satie et Prokofiev forment, quant à eux, l'ossature classique qui sous-tend chaque composition. Toutes ces univers se combinent dans un projet hybride, qui ne se laisse pas étouffer et trace son propre chemin, un chemin onirique à travers la vie, cette "fable, racontée par un fou, pleine de bruit et fureur, et qui ne signifie rien" (Shakespeare).

Sans pour autant lire l'avenir, on peut subodorer que la soirée au Palais de Tokyo à Paris, le 27 Novembre, risque de lancer pour de bon (et c'est tant mieux) la carrière d'un groupe aussi mystérieux que prometteur.



Chroniqué par Etienne Poiarez
le 11/12/2015

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