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Moritz Von Oswald Trio

: Sounding Lines



sortie : 2015
label : Honest Jon's Records
style : Techno dub / Electro / Experimental

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Tracklist :
01/ 1 02/ 2 03/ 3 04/ 4 05/ 5 (Spectre) 06/ 6 07/ 7 08/ 8

On ne dira jamais assez la joie de recevoir un nouveau disque de Moritz Von Oswald. Même s'ils s'accumulent, sous diverses formes - solo, trio, duo avec Carl Craig, Juan Atkins, Nils Peter Molvaer , rien que ça - ses projets sont autant d'occasions de faire un pas de côté et respirer un bon coup. On les écoute loin du monde, avec cette certitude de ne plus appartenir à grand chose.

On pourrait, après s'être passé en boucle, je ne sais pas moi, ce dernier Lp Sounding Lines , par exemple, sortir de chez soi heureux et léger sous la pluie bretonne crachouillant son humidité légendaire, avec comme simple appareil, un pauvre tricot de peau et un vieux jogging en acrylique cherchant on ne sait quoi, et attendant qu'on ne sait quoi arrive. Oui, carrément.
Mais faut voir, et entendre, le lot de surprises que revêt ce disque foisonnant. Tout d'abord, si Von Oswald est toujours accompagné aux machines de son collègue Max Loderbauer, Vladislav Delay a cédé sa place derrière les percussions au légendaire batteur et directeur artistique d'Africa 70 le groupe mythique de Fela Anikulapo-Kuti, l'increvable et bouillant Tony Allen.

Superbe initiative que la formation de cette dream team qui rénit pas moins de deux maîtres de la musique électronique et un pionnier, si ce n'est l'inventeur de l'Afrobeat. Une formation qui avant de projeter ses élucubrations sonores sur disque, aura écumé ensemble durant plus d'une année les scènes du monde entier. Une connivence en naitra frocément, qui transparait évidemment ici. Sounding Lines sonne LIVE ! Et le boulot derrière les manettes de Ricardo Villalobos, quatrième larron dans cette foire sonique, en rajoute dans l'impact direct de l'album.

On assiste là à une exploration tout azymuth des zones d'affluences de la dub techno, du jazz et la musique expérimentale, le tout nimbé dans une étrange aura organiqe, le travail percussif et persuasif d'Allen jouant à plein dans cette impression, tant il transpire par tous les pores du mix final.
La collision souple et racée des ses fûts avec les volutes électroniques des autres savants fous teintent cet album de couleurs bigarrées. On flotte ainsi entre techno dub oldschool, des intermèdes planants quasi vides de rythmes mais plein de sensualité puis des structures jazz tantôt percutantes tantôt plus languides.

Finalement on retrouve la science de la compo et des arrangements d'Oswald, passé maître dans la peinture des pleins et des déliés d'une musique cérébrale qu'on pressent en gestation permanente dans son crâne. Voici donc un disque riche et surtout intelligent.
Assurément plus que moi, avec ma dégaine d'idiot du village, hochant la tête sous les impulsions addictives de ce superbe Lp. Et accessoirement une pluie dorénavant battante. Oui là, il est temps d'y aller !



Chroniqué par Yvan
le 13/07/2015

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