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The Declining Winter

: Home For Lost Souls



sortie : 2015
label : Home Assembly Music
style : Pop-folk / sadcore

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Tracklist :
1/ This Sadness Lacks 2/ Home For Lost Souls 3/ Golden Terrace 4/ It Is Intensely Sad 5/ The Sweet Sound Of North 6/ When Things Mattered 7/ Fog Forming 8/ Hurled To The Curb 9/ Around The Winding Roads And Hills 10/ The Wild Girl Laughed 11/ Summer Circuit 12/ A Field Defunct 13/ The Right True End 14/ The Full Blown West

A peine vient-on d'apprendre l'existence d'un nouvel album de The Declining Winter que celui-ci est déjà épuisé et vite réduit à quelques MP3 illégalement noyés dans l'océan du net. Sous ce nom se cache en fait un membre des regrettés Hood, et il faut bien reconnaître que ce dernier ne nous aide pas en ne distribuant ses disques qu'à un tirage toujours extrêmement limité (250 exemplaires pour celui-ci) et ce dans la plus grande discretion. Trop rares et trop précieux, les albums solo de Richard Adams deviennent alors ces petits objets fragiles que l'on veut à tout prix sauver de la noyade et chérir éperdument.

Home For Lost Souls est là pour nous le rappeler, une fois de plus, mais si on aime tant ces albums c'est avant tout parce qu'ils sont dans la pure continuité de ce que composait Hood jusqu'à leur ultime opus, le très beau Outside Closer de 2004. Ce voyage en solitaire fait ainsi renaître ce que l'on choyait tant auparavant, que l'on pensait avoir perdu et dont on avait du mal à faire le deuil.

Il émane des oeuvres de The Declining Winter, et peut-être plus particulièrement de celle-ci, cette même mélancolie cristalline à base d'arpèges de guitares qu'une batterie ou un piano réverbéré vient parfois rejoindre. On retrouve aussi ces mêmes effets discrets sur la voix éthérée de Richard Adams ou sur ce son en eaux troubles si facilement identifiable, une sonorité se situant quelque part entre le lo-fi, les bricolages électro (moins présents ici) et une sorte de shoegaze brumeux et lointain.

Tous ces effets apparaissent d'ailleurs comme un voile qui voudrait cacher un corps nu trop pudique, la pudeur étant le maître-mot de l'univers du britannique. Enfin il y a ces mêmes chansons linéaires traversées par des mélodies à la simplicité désarmante faites pour recueillir les âmes esseulées, pour leur apporter un refuge et du baume au coeur. Alors c'est ainsi : on ne remerciera jamais assez Richard Adams de nous offrir cette musique laissant à penser que derrière chaque hiver déclinant, il y a toujours un printemps qui bourgeonne.



Chroniqué par Romain
le 06/04/2015

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