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Achim Wollscheid & Bernhard Schreiner

: Calibrated Contingency



sortie : 2015
label : Baskaru
style : Musique électro-acoustique / Noise

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Tracklist :
01/ Calibrated Contingency

Calibrated Contingency, 34e référence du label français Baskaru, documente sur quarante sept minutes la performance donnée à Graz en 2011 par deux têtes chercheuses de l'avant-garde allemande : Achim Wollsheid et Bernhard Schreiner.

Pour ainsi dire, ces deux artistes contemporains ont toujours eu une approche très plasticienne du son. Chez Schreiner, qui fut l'élève du vidéaste Peter Kubelka à l'Académie des beaux-arts de Francfort, la musique est d'ailleurs un médium parmi d'autres, à côté de la photographie, de la vidéo ou de la peinture.
Chez Achim Wollscheid, la musique joue un rôle plus central. Patron du label Selektion, il produit dans les années 2000 une série d'albums de computer music d'une rare exigence et collabore avec Asmus Tietchens ou Merzbow. A l'instar de Schreiner, il a toutefois passé ces dernières années à créer un nombre incalculable d'installations sonores, délaissant sa production discographique pour investir l'espace publique au même titre que les galeries d'art.

C'est dire que pour ces deux musiciens-plasticiens, le son-matériau ne se limite jamais à son inscription sur support mais déborde sans cesse le cadre qu'on lui impose. Il est en effet toujours traversé par toute une série d'agencements, qu'ils soient d'ordre technique ou esthétique. Sous l'influence des deux allemands, l'improvisation libre devient une manière d'architecture brutaliste. Les éléments les plus picturaux buttent contre un non sens acousmatique des plus impétueux. La multitude des sources sonores utilisées (laptop, radio portative, micro unidirectionnel, bobines à induction) contrecarrent sans cesse tout projet narratif par leur potentiel hautement corrosif et éléctrique.

Calibrated Contingency garde pourtant quelque chose du cinéma pour l'oreille. Les chocs violents des fréquences, le déluge de grésils ou le chuintement amplifié des transistors, tout ça ne cesse pas d'imprimer dans le cerveau des flash extrêmement visuels : entrailles fouaillées ou carcasses qu'on évide, bruits assourdissants des rotors d'un hélicoptère, rumeurs catastrophiques d'un crash fixé dans un vertige d'infini.



Chroniqué par Mickael B.
le 02/03/2015

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