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Wrekmeister Harmonies

: Then It All Came Down



sortie : 2014
label : Thrill Jockey
style : Dark ambient / Doom

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Tracklist :
1/ Then It All Came Down

L'arrivée prochaine du froid hivernal concorde parfaitement avec la sortie de ce nouvel album de Wrekmeister Harmonies qui est à l'origine le projet d'un seul homme: J. R. Robinson. Entouré de plusieurs membres venant de formations diverses, le chicagoen revient avec ce Then it All Came Down qui, comme son prédécesseur, se compose d'un unique morceau naviguant entre ciel et ténèbres.

Les Harmonies Werckmeister est ce film de Bélà Tarr qui débute sur une scène, devenue fameuse, représentant les clients d'un bouge hongrois déjà bien imbibés essayant de recréer les mouvements complexes des astres de notre système solaire avec leurs verres, leurs bouteilles vides, leurs corps et les tables à leur portée. On ne pouvait s'empêcher de penser à ce long plan séquence cosmogonique au noir et blanc charbonneux à l'écoute de l'album de J. R. Robinson sorti en 2013, You've Always Meant So Much to Me, car cette composition de 38 minutes, livrée d'un bloc, figurait une construction en crescendo à l'intérieur de laquelle les éléments mis en place au fur et à mesure gravitaient ensemble et développaient ainsi un univers singuler avant explosion et extinction finales.

Si cette nouvelle composition de 34 minutes emprunte des chemins plus sinueux dans son architecture d'ensemble, elle n'en converve pas moins la même ambiance de fin du monde ; et le compositeur de créer, partant de là, du contraste entre ses éléments sonores pour mieux en faire ressurgir l'impact destructeur. La musique de Wrekmeister Harmonies se situe en effet quelque part entre un doom metal massif à la voix gutturale (et louchant vers les grandes figures du genre que sont Khanate et Sunn o))) ), des plages ambiantes acoustiques de toute beauté et les envolées de cordes qui ont, à une époque, fait le succès des groupes les plus néoclassiques du label Constellation. On aurait pu craindre qu'avec ces trois ficelles-ci, J. R. Robinson nous fabrique une corde pour nous pendre mais dans ses variations et ses jeux de contraste, la noirceur du tableau n'est pas dénuée de lumières et d'espoir.



Chroniqué par Romain
le 22/10/2014

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