Accueil | dMute

Bitchin Bajas

: Bitchin Bajas



sortie : 2014
label : Drag City
style : Kosmische musik / psychédélique

achat/téléchargement

Tracklist :
01/ Tilang 02/ Asian Carp 03/ Ruby 04/ Field Study 05/ Brush 06/ Bueu 07/ Orgone 08/ Pieces of Tape

Venez goûter aux joies de l'hypnose. Seulement un an après l'excellent Bitchintronics et toujours sur le label de valeurs sûres Drag City, le duo Bitchin' Bajas revient mettre les bouchées doubles avec un album deux fois plus long et deux fois plus éclectique que son prédécesseur. De là à dire qu'il serait logiquement deux fois meilleur, il y a un pas que nous ne franchirons peut-être pas.

Cooper Crain et Rob Frye creusent ici le sillon de leurs précédentes livraisons tout en élargissant leurs spectre, offrant ainsi une palette riche de sonorités introspectives qui ont fait les belles heures des sixties et des seventies au rayon psychédélisme et musiques électroniques. L'univers musical du groupe a en effet les yeux rivés sur le rétroviseur et sur les quelques figures pionnières de ces années-là. Sont ainsi invoqués au détour de ces 8 morceaux Steve Reich (les notes répétitives au synthétiseur de Brush), Terry Riley (le saxophone de Bueu), Ravi Shankar (l'ouverture transcendantale de Tilang), le gamelan (Asian Carp) et la kosmische musik, influence dominante du duo irriguant leur oeuvre de partout.

On reconnait ce talent minutieux qu'ont les américains pour structurer leurs compositions, celles-ci avoisinant souvent les 10 minutes quand elles ne les dépassent tout simplement pas. Ils ont une manière irréprochable d'amener les éléments au fur et à mesure et de les joindre avec subtilité. Bitchin' Bajas est un groupe récent mais déjà devenu maître dans ce domaine qu'est "la musique qui te transporte au-delà de tout et te fait sortir de ton corps (à moins qu'elle ne t'y fasse entrer)".

Il est clair que le voyage intérieur qu'ils proposent provoque les mêmes effets sur la longueur que la prise de drogues douces. Celui-ci n'est cependant pas dénué d'effets secondaires moins désirables. L'album laisse parfois cette impression de n'être au fond qu'un voyage dans le temps déployant certes un savoir-faire indéniable et largement supérieur à la mélée du genre mais qui reste hélas exempt de toute forme de modernité qui pourrait emmener ces influences ailleurs. Ces dernières sont justement trop voyantes là où elles devraient être digérées et s'effacer au service d'une musique nouvelle comme ce fût le cas avec le bel album d'ambient kosmische de M. Geddes Gengras sorti récemment.

Malgré ce léger manque d'audace, l'album ne manque par contre pas d'ambition et on ne va sûrement pas faire la fine bouche devant ce qui reste actuellement le parfait manuel de la musique méditative d'hier et d'aujourd'hui, nous rappelant par la même occasion que tout ce pan de la musique contemporaine n'a pas d'âge et demeure atemporel.



Chroniqué par Romain
le 08/09/2014

Partager cet article :







0 commentaire
Laissez un commentaire
Nom (obligatoire)
Mail (ne sera pas publié) (obligatoire)
Site web (facultatif) Recopier le code ci-dessous (obligatoire)



mer. 15/11 - Chronique
Protomartyr - Relatives in Descent
sam. 04/11 - Blog
#12 (deuxième partie)
mer. 01/11 - Blog
Igloohost - Neō Wax Bloom
mar. 24/10 - Blog
#21 : Oiseaux-Tempête
dim. 22/10 - Blog
NO NEW YORK (1978)
ven. 20/10 - Chronique
Dälek - Endangered Philosophies
dim. 15/10 - Blog
#12
mer. 11/10 - Blog
Dub Engine - Psychosteppa
 newsletter : 
ok





Equipe/Contact  |  Partenaires  |  Présentation  |  Crédits  |  Newsletters