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Bror Gunnar Jansson

: Moan Snake Moan



sortie : 2014
label : Normandeep Blues Records
style : Blues / Delta Blues

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Tracklist :
01 The Church Bell's Tone 02/ Moan Snake Moan, Pt. 1 (Rattlesnake) 03/ William Is Back 04/ One for Earth 05/ He Had a Knife in His Hand 06/ Ain't No Grave 07/ New Mountain Ballad N°1 08/ TV 09/ Butch 10/ God Have Mercy


"Donnez moi un blanc qui chante comme un noir et je gagnerai un million de dollars" a dit un jour le producteur et buisinessman Sam Philips en 1954. Un jour de juillet, un jeune homme timide frappe à son studio pour enregistrer un disque souple pour l'anniversaire de sa mère.

Cet homme s’appelait Elvis Presley. Exactement 60 ans plus tard, cet homme timide aurait put être Bror Gunnar Jansson.

Suédois, il l’est assurément, rien qu’a voir son nom, on se prend à chercher le plan pour le monter de toute pièce…

Initialement membre du groupe Serve Your Right To Suffer, en compagnie de son père qui l’a biberonné très tôt au son de John Lee Hooker et Howlin’ Wolf, Bror s’encanaille très tôt auprès de la musique du diable. Multi-instrumentiste mais minimaliste, il préfère monter une pédale de grosse caisse directement sur son étui à guitare et utiliser une gratte « pas cher » plutôt qu'une Gibson dont il abhorre le son.

Cet amoureux du swamp blues a sorti son deuxième album en mars 2014 chez Normandeep Blues Records. Moan Snake Moan fait suite à son premier ouvrage solo intitulé Bror Gunnar Jansson et sorti en 2012 chez la même maison.

Comment peut-on croire qu’un mec dont la voix pourrait sortir d’un enregistrement d’Alan Lomax puisse encore exister en 2014 ? Ce blues des champs de coton, du mauvais Whisky et des cordes de guitare qui refilent la chtouille renaitrait dans un pays où il fait nuit 6 mois par an?

Moins old school peut être que son premier opus, cet album transpire le mauvais alcool et la sueur. La voix de cocaïnomane essoufflé de Jansson fait des miracles de dressage de poil à tous les coups. Sur le morceau William is back, il rend un hommage peu dissimulé au vieux Tom Waits, se rapprochant ainsi d’un blues éthylique et urbain, délaissant le coton et les routes poussiéreuses. Les sons deviennent plus amplifiés, la reverb plus présente, le travailleur du Sud a suivi ses frères vers l’industrialisation du Nord et les cité dortoires de Chicago.

Légèrement plus planant que le Deep Blues, le blues de Bror Gunnar Jansson ferait ressusciter les morts du bayou. Habité par sa musique, fin connaisseur et esthète des grands ancêtres, ce Suédois est capable de refiler la chair de poule en mettant ses tripes sur la table, avec l’intensité parfois tendue d’un 16 Horse Power...

Un album génial. Que dire de plus ?



Chroniqué par Vieux Singe
le 21/06/2014

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