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Timber Timbre

: Hot Dreams



sortie : 2014
label : Arts & Crafts
style : Folk / Pop crépusculaire

Tracklist :
01/ Beat the Drum Slowly 02/ Hot Dreams 03/ Curtains!? 04/ Bring Me Simple Men
05/ Resurrection Drive Part II 06/ Grand Canyon 07/ This Low Commotion 08/ The New Tomorrow 09/ Run From Me 10/ The Three Sisters

Son précèdent album avait été une véritable révélation pour bon nombre d’entre nous, fascinés par cette folk crépusculaire et onirique interprétée par un croisé doux dingue charismatique prêchant la bonne parole à l’ensemble d’un auditoire avide d’une musique étrange et fantasmagorique. Une musique qui ressuscitait avec brio l’atmosphère claire obscure d’un film tel que La nuit du chasseur ou certains films emblématiques d’Orson Wells (Otello, Macbeth...) faisant de ce Creep On Creepin’ On un des grands disques de la décennie.

C’est dire que ce Hot Dreams était attendu avec une certaine appréhension car il semblait compliqué de maintenir le cap, de maintenir une telle lancée. Or, s’il apparaît que ce nouvel opus évolue moins dans le registre habituel, c’est pour se faire un peu plus complexe. Ici, on fait écho à la production des années 60 et à des sonorités plus sèches. L’écriture continue de distiller cette atmosphère empoisonnée aux allures de rêverie qui vire au cauchemar. Véritable dark Elvis dans la voix, Taylor Kirk se personnifie en crooneur prophétique narrant des histoires sombres et dramatiques jusqu’a la jubilation.


À ce petit jeu du chat et de la souris, Hot Dreams excelle en développant le panel des formes que peut revêtir chacun des drames évoqués dans ce nouvel album. On pense toujours au King, et on se surprend à retrouver les intonations d’un Nick Cave ou d’un Jim Morisson au point d’en singer les gimmicks dans un titre tel que The New Tomorow.


La magie opère de manière plus diffuse dans ce disque associant americana, folk, soul des années 60s, psychédélisme, rock progressif et la sophistication de la musique contemporaine qui a inspirée les bandes originales des films noirs des 60's. De quoi saluer le brio des arrangements, véritables écrins de velours pour une voix qui, sans conteste, fait office de perle noire en associant douceur et noirceur, sophistication et magie. La présence de Collin Stetson au saxophone y contribue largement avec cette manière d’associer timbre, force, folie ainsi qu’un soupçon d’érotisme. Un disque envoûtant et hypnotique qui contraint à l’accoutumance son auditeur. Un disque beau comme un crépuscule avant la tempête.



Chroniqué par Guillaume C.
le 17/04/2014

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