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Mick Turner

: Don't Tell To The Driver



sortie : 2013
label : Drag City
style : Post Rock / Folk / Trad / Jazz

Tracklist :
01/ All Gone 02/ Sometimes 03/Long Way Home 04/ Don't Tell the Driver 05/ Gone Dreaming 06/ The Navigator 07/ Over Waves 08/ The Bird Catcher 09/ We're Not Going Home 10/ The Last Song 11/ Here's a Way

Avec Dirty Tree, Mick Turner propose une folk alternative, subversive et sale. Son travail en solo s’inscrit à l’opposé de cette approche dans la mesure où ce dernier est consacré à une œuvre plus contemplative à la frontière entre le folk, le post-rock, l’électronica, la musique traditionnelle américaine et le jazz. Une œuvre intime et chorale, Turner s’associant à un orchestre de fidèles et tirant le meilleur de la contribution vocale de la chanteuse Caroline Kennedy-McCracken tout comme celle d’Oliver Mann sur quelques titres. Rien d’étonnant d’y déceler cet art d’œuvrer dans la contemplation car, Turner est surtout un artiste peintre. Remarque triviale, mais qui a le mérite de cadrer le décor et l’appréciation que l’on peut faire de son travail.

Bizarrement la couleur donnée à ces compositions tout comme l’approche adoptée, à savoir cette nonchalance et la manière de construire des rythmiques à la fois libres et en retrait fait écho au travail de Fridge, formation qui accueillit notamment le travail de Kieran Hebden avant que ce dernier ne décide d’officier en solo sous le nom de Fourtet. Il peut être curieux de rapprocher l’univers d’une formation qui fit les belles heures du post-rock à la fin des années 1990 et celui de ce compositeur et guitariste australien qui a contribua a bâtir la réputation de la scène alternative australienne au côté de Warren Ellis. Certes, mais ce qui rapproche ces deux hémisphères, c’est cette manière de faire de la musique une démarche nonchalante, et cette manière de s’attarder sur chacun des instants. Mais avec cette chaleur qu’on ne reconnaît pas souvent chez notre formation anglaise. De quoi aussi rappeler cette excellente collaboration entre My Jazzy Child et Domotic dans le cadre de leur très beau Chansons d’été publié sur l’Amical Underground ou le travail de Tortoise.

Mick Turner signe un beau disque, nonchalant et poétique qui réveille d’une manière peu coutumière les fantômes d’un post-rock parfois trop vite oublié. Sans doute son album le plus abouti, car ce Don’t Tell To The Driver fait sans conteste figure de joyau de la couronne australienne.



Chroniqué par Guillaume C.
le 18/02/2014

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