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Cass McCombs

: Big Wheel And Others



sortie : 2013
label : Domino
style : Indie-Rock / Folk

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Tracklist :
01/ Sean I 02/ Big Wheel 03/ Angel Blood 04/ Morning Star 05/ The Burning Of The Temple, 2012 06/ Brighter! 07/ There Can Be Only One 08/ Name Written In Water 09/ Joe Murder 10/ Everything Has To Be Just-So 11/ It Means A Lot To Know You Care 12/ Dealin

L’américain Cass McCombs est un musicien du voyage : véritable routard made in USA, il trimballe sa gueule d’éternel jeune homme (un croisement entre Casey Affleck, Sufjan Stevens et le moins juvénile Bill Callahan) de ville en ville depuis de nombreuses années. Cette vie nomade enrichit son œuvre musicale, forcément très personnelle et en marge de la production actuelle.

Guitariste de tournée pour des musiciens tels qu’Arcade Fire, Andrew Bird ou Iron & Wine, Cass McCombs œuvre en solo à partir de 2003 et a livré 6 albums assez confidentiels. Wit’s Ends, paru en 2011 s’illustre par sa classe et sa beauté fragile : une pop aux accents folk et jazzy, assez proche de l’univers musical de la chanteuse Aimée Mann.

Sorti chez Domino records, le 7e album Big Wheel and Others marque les 10 ans de la carrière du chanteur. Pour fêter ça, on a le droit à un double album de presque 1h30. Généreux, ce Cass.

Big Wheel and Others est une plongée dans l’univers de McCombs : un long voyage, ponctué de moments palpitants et d’autres plus calmes, d’émotions tantôt vives tantôt en retenue. Écouter ce disque, c’est faire un bout de chemin avec le musicien, avec la bande-son parfaite pour illustrer les paysages qui semblent défiler sous nos yeux. Musicalement, l’album est un panel assez large de la musique américaine blanche : une sorte d’americana indie, composée de folk, de blues, de country et de pop-rock. La sensibilité du chanteur apporte chaleur et luminosité à ses compositions, d’une grande délicatesse. La variété des couleurs musicales présentes sur ce disque place définitivement l’artiste en dehors des sentiers battus. Moins roots que celle des premiers albums de Cat Power, moins mélancolique et acoustique que celle d’Elliott Smith, plus américaine que celle d’Andrew Bird, la musique de Cass McCombs est surprenante par sa diversité et pour les différentes émotions qu’elle inspire. La voix du chanteur y est pour quelque chose. Très claire, elle ne joue pas la carte de la puissance, mais des différents registres qu’elle est capable d’adopter. Ainsi, elle peut être tellurique et envoûtante (Big wheel et son presque spoken word), doucereuse et séductrice (The Burning of temple), ou grave et traînante (Joe Murder).

Parmi les 22 morceaux que comprend ce double album, certains sont teintés de country (la guitare slide sur Angel blood ou sur le refrain de Brighter!), d’autres de blues (les guitares presque africaines sur Big Wheel, qui pourrait être le morceau d’un Piers Faccini plus roots), et d’autres encore de rock (Joe murder et ses guitares électriques, sa lenteur et la voix caverneuse de McCombs ou Satan is my toy avec ses paroles provoc'). Le musicien a donc eu recours à une instrumentation plus grande que le classique guitare-voix : claviers, saxophones, percussions, basse (intervention notable sur le très soul et seventies It means a lot to know you care) viennent habiller et enrichir ses compositions.

Le premier disque est peut-être celui qui possède les titres les plus forts de ce double album, en tout cas ceux que je préfère, mais Big Wheel and Others mérite une écoute dans son intégralité. Car même si le début du voyage est plus plaisant, cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas le vivre jusqu’au bout. Sorte de mythe McCombsien de l’ouest américain, Big Wheel est un album du grand air qui respire à plein poumons. Les grands espaces américains sont ici revisités dans ses plus subtiles nuances : 50 shades of America en 22 chansons, il est généreux ce Cass.



Chroniqué par Noémie
le 15/11/2013

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