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Kaaris

: Or Noir



sortie : 2013
label : Therapy Music
style : Trap / rap français

Tracklist :
01/ Bizon 02/ Zoo 03/ Ciroc 04/ MBM 05/ Binks 06/ Je Bibi 07/ Bouchon De Liège 08/ Paradis Ou Enfer 09/ L.E.F 10/ Dès Le Départ 11/ Pas De Remède 12/ 63 13/ Bébé 14/ Plus Rien 15/ Or Noir 16/ Tu Me Connais 17/ 2 Et Demi

Longtemps qu’un album de rap français n’avait pas suscité autant d’attention. Mis en orbite par ses collaborations avec Booba et notamment un couplet très remarqué sur Kalash, Kaaris surfe sur la vague trap à la française initiée par ce dernier avec l’appui du producteur Therapy. Comme toujours les détracteurs haïssent, les moins bornés s’interdisent et spéculent sur une carrière éphémère. En attendant la météorite Kaaris dynamite sérieusement un rap français bien morose.

Malgré les apparences Kaaris n’est pas un nouveau venu, et Kalash, l’un des meilleurs titres du dernier Booba, très loin d’être sa première apparition. Toujours est-il que c’est par l’impact de ce hit que ça carrière a pu décoller. Quelques uns l’avaient déjà remarqué sur Autopsie IV du même ourson. Sa mixtape Z.E.R.O sorti dans la foulée surfait sur la vague avec quelques titres bien sentis. Encore plus tôt il trainait ses pectoraux avec les crèmes du rap français underground, sans toute fois tirer son épingle du jeu de cette scène au mieux quelconque. Le Kaaris d’aujourd’hui a donc pris le temps de se construire, a su faire les bons choix, et surtout trouver les bonnes personnes capables de mettre en valeur sa singularité. Ces rencontres déterminantes sont bien sur Booba et son producteur Therapy. La bonne personne au bon moment semble être la formule qui le qualifie au mieux.

Plus que l’opportunité d’une apparition sur un de ses disques ce dernier semble lui avoir ouvert la voie. Musicalement parlant en lui préparant le terrain avec son trap à la française, mais aussi par une attitude décomplexée sur laquelle il a pu s’appuyer pour proposer ce rap de dos argenté chibre dressée. Les premiers single Zoo et Binks en sont une parfaitement démonstration. Des bangers super efficaces qui établissent définitivement la posture de son personnage grand guignolesque, de son rap peu technique abusant de répétitions et de vulgarité en tout genre. Ne cherchez pas les thèmes, les textes egotrip ne sont que successions de punchlines bien senties, souvent drôle et à prendre à degré variable. Les images se répètent et sont amenés avec une finesse toute relative, pas parodique mais bien ancrée dans un folklore caractéristique. Du vrai rap de débiles selon certains austères ne jurant que par l’intelligence des messages. Ils ont raison. Il ne serait d’ailleurs pas étonnant que ses sponsors juifs et francs-maçons se gaussent de ses effets abrutissants sur la jeunesse française lors de rituels sataniques….Blague à part il est clair que Kaaris fait franchir un nouveau cap dans la dégénérescence du hip hop français sur le modèle américain. Il peut se défendre à juste titre d’être le poulain de Booba, il est un Booba 2.0.

Ce rap là s’inscrit dans la lignée des mongoleries comme Chief Keef, Gucci Mane et Wacka Flocka Flame. Sa mise en forme par les beats de Therapy est directement inspirée par le travail des principaux producteurs du genre comme Young Chop et Lex Lugor. Il doit juste être considéré comme un excellent défouloir procurant une illusion jubilatoire de ne rien respecter (faites gaffe aux radars sur 63…). D’ailleurs les quelques titres tentant autre chose sont des échecs qui tombent dans les travers classiques du rap français (Or Noir, Paradis ou Enfer). Mais globalement, à l’image de ce geste déjà culte puisque repris notamment par Teddy Tamgho lors de son titre mondial cet été, cette sorte de quenelle tourné/retourné symbolisant la force (parait-il), mais pouvant aussi signifier que changement c’est maintenant, sans vaseline et les deux poings serrés.



Chroniqué par Ikhlas
le 14/11/2013

Tags : Kaaris

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1 commentaire

par b2oba (le 17/11/2013)
bof perte de temps, que de chroniquer un disque de rap, pas très créatif, encore si c'était du grems...
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