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Brokeback

: Brokeback And The Black Rock



sortie : 2013
label : Thrill Jockey
style : Stoner / post-rock / Indie-Rock

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Tracklist :
01/ Will Be Arriving 02/ The Wire, The Rag, And The Payoff 03/ Who Is Bozo Texino? 04/ Tonight At Ten 05/ Gold! 06/ Don't Worry Pigeon 07/Tonight At Eleven 08/ Colossus Of Roads

Tortoise. En voila une légende qui aura su transcender les genres, du post-rock, au jazz en passant par le punk et la musique électronique. Parmi la pléthore de side-projects (The Sea & Cake, Chicago Underground Trio, Gastr Del Sol) sortis de la côte du groupe culte de Chicago, il faut aussi compter Brokeback créé par le batteur historique Douglas McCombs dans la même lignée, suivant les même motivations et le même chemin tracé par son grand frère.

Cela fait onze ans que McCombs n’avait pas sortie d’album avec ce groupe, après Field Recordings From The Cook County Water Table en 1999 et Looks At The Bird en 2002. Voici donc leur inespéré succésseur: Brokeback And The Black Rock, sorti cette année, toujours sur la maison mère Thrill Jockey.

Si un seul mot pouvait qualifier cet album : évocation. Imaginer un Ennio Morriconne, dans ses plus belles années, abandonnant ses orchestres, ses cœurs et sa baguette, pour un ampli à lampe et une guitare électrique. Imaginez que ce soit Billy Gibbons, l’imperator barbu du Texan rock qui soit aux manettes. Imaginez un western spaghetti post apocalyptique, débarrassé des côtés bibliques pour un univers ressemblant plus à un mix entre Blueberry et Blade Runner. Ces exemples cinématographique et livresques ne sont pas anodins. Car Brokeback nous fait fermer les yeux, et riff de guitare après riff de guitare, on voit les images apparaître comme dans un songe. La mélodie raconte une histoire, la puissance du son rend palpable la tension narrative, et les effets nous renvoient les échos des grande plaines désertiques de l’Ouest sauvage. C’est un vrai récital pour guitares électrique et pédales de saturation, avec envolées lyriques débouchant toujours sur la psychadélie, comme un cliffhanger épique et torturé. Ça sent le duel au colt avec gros plan sur les yeux qui durent des plombes… écoutez le morceau Gold! sans penser à ça, impossible!

L’album n’est pas sans défaut. Quand on passe d’un coup de pied au cul comme Who Is Bozo Texino? à une ballade comme Tonight At Ten, qui ressemble plus à une musique de réclame pour des collants qu’à autre chose, on ne peut que souligner l’aspect un peu inégal de certain morceaux. Des longueurs et des répétitions peuvent aussi apparaître, notamment dans l’utilisation trop souvent répétée peut-être des mêmes intonations de guitares, ou des mêmes effets, mais là est aussi le talent de Brokeback, qui ne cède jamais à la facilité en assumant l’univers de l’album jusqu’au bout.

Alors sûrement un album bien différent de ce que ce groupe à put faire par le passé, mais douze ans, c’est suffisant comme prescription. Et même si on regrette l’abandon du côté jazz et de la basse au profit d’une guitare électrique symphonique et de l’épopée du western spaghetti, le groupe de Doug' MacCombs signe ici un retour tout en qualité et en puissance.



Chroniqué par Vieux Singe
le 02/11/2013

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