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Ty Segall

: Sleeper



sortie : 2013
label : Drag City
style : indie Folk

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Tracklist :
01/Sleeper 02/The Keepers 03/Crazy 04/The Man Man 05/She Don't Care 06/ Come Outside 07/6th Street 08/Sweet C.C. 09/Queen Lullabye 10/The West

Si on adopte un critère objectif qui consiste à ne retenir son attention que sur les albums qui révolutionnent véritablement l’histoire de la Musique, il convient de ne pas vraiment s’attarder sur ce nouvel album de Ty Segall. Si au contraire on considère que seule l’approche subjective compte, autrement dit, de ne retenir que le sentiment que cela fonctionne, que cela sonne juste, alors il convient de placer Sleeper dans la catégorie des petits bijoux à écouter absolument.

Et c’est le parti pris adopté. Ce disque est d’autant plus important que Ty Segall, déjà très prolixe malgré la jeunesse de sa carrière n’a eu de cesse de nous proposer des opus surfant sur la vague garage rock actuelle. Et que cette nouvelle livraison proposée à un rythme quasi métronomique (un à trois disques par an depuis 2008) casse le rythme en officiant dans un tout autre registre. Celui de la pop aux accents folk rock. Le tableau est d'autant plus satisfaisant que la jeune pousse de 26 ans a convoqué les fantômes du genre sous la forme d’un all star band des plus complets.

Ici aucune faute de goût et pas de prise de risques : Bob Dylan rencontre John Lennon et David Bowie tape la discute avec Neil Young. On n’est pas pour autant dupe de l’effet d’annonce que représente la publication d’un album dans un registre autre que celui pour lequel on a l’habitude d’attendre un artiste (on pense à la vague des unplugged pour des groupes de rock, au virage electro de certains groupes, etc). Néanmoins, une telle incartade fonctionne parfaitement tant l’écoute de ces dix plages s’avère des plus réjouissantes. Bref Sleeper, a de quoi satisfaire cette approche subjective de la musique en somme... D’ailleurs, il a de quoi satisfaire les deux approches, car si on adopte un critère objectif pour juger de la carrière d’un artiste on peut dans ce cas retenir à notre compte que le petit gars a pris de l’épaisseur en réussissant haut la main cet exercice de style qui consiste à faire reposer son art sur autre chose que le volume sonore ou l'énergie. La boucle est alors bouclée et tout le monde peut s’accorder sur l’importance de ce disque dans la carrière de Ty Segall. Un sans-faute.



Chroniqué par Guillaume C.
le 17/10/2013

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