Accueil | dMute

Bill Callahan

: Dream River



sortie : 2013
label : Drag City
style : Folk / Rock / Americana

achat/téléchargement

Tracklist :
01/ The Sing 02/Javelin Unlanding 03/Small Plane 04/Spring 05/Ride My Arrow 06/Summer Painter 07/ Seagull 08/ Winter Road

Après avoir mis en sommeil son projet de folk lo-fi Smog, Bill Callahan s’est imposé au fur et à mesure de la publication de ses albums sous son nom de baptême comme le chantre d’une americana moderne et dépoussiérée. Son précédent album Apocalypse, l’avait propulsé à des milliers de miles des confidentiels débuts de sa carrière. Car ce précédent opus s'était avéré être l’un des disques majeurs de cette année 2011. Un disque qui vous marquait d’une empreinte sûre et profonde. Un disque saisissant qui réclamait un petit frère comme pour en prolonger les effets bénéfiques sur son auditeur.

POUR - Ikhlas

La musique de Bill Callahan est désormais dans une autre dimension. C’était pourtant très bien sous le nom de Smog, et même parfois un peu plus que ça. Mais depuis Something I Wish We Were An Eagle on peut légitimement parler de génie, et définitivement depuis Apocalypse.

Après deux albums géniaux, le songwriter américain poursuit sa lente et inexorable évolution vers une musique toujours plus épurée. Une folk toujours plus contemplative portée par cette voix si hypnotique, qui semble dire mille choses entre ses mots.

L’orchestration, aux petits oignons, prend ici moins d’ampleur, elle est moins « symphonique » si j’ose dire, flûtes et violons apparaissent avec douceur et parcimonie. Les parties de batterie, très discrètes, sont souvent limitées à quelques percussions, et contrastent avec la rondeur très dub des lignes de basses. Ce dub constitue la véritable singularité de Dream River. Une musique pour laquelle Callahan avoue être fasciné, au point d’avoir remixé intégralement deux titres de ce nouvel opus. Quelques effets de psychédilisme tout au long du disque accentuent également le côté planant de certaines compositions et contribuent au final à rendre Dream River bien différent des deux précédents.

Comme d’habitude on ne sort pas indemne d’un tel rêve. Les sentiments sont confus. La mélancolie, toujours, mais aussi un grand bien-être, une certaine légèreté... En tout cas sa musique est toujours si simplement belle.

CONTRE - Guillaume C

La découverte de Dream River vient décontenancer l’auditeur. Car Bill Callahan en oublie d’être direct. Il prend le temps d’imprégner l’auditoire avec des titres down tempo qui cassent volontairement le rythme. L’idée n’étant pas de s’incruster dans le marbre mais de s’immiscer par les pores de la peau. Lentement et par couches successives. Un onguent plus qu’une injection intraveineuse, cette œuvre déroute parfois pour mieux surprendre l’auditeur. Une belle œuvre, forgées autour d’une stratégie simple : l’extase se mérite, au prix d’en passer par des moments d’attente. De quoi parfois rater le coche, de ne pas saisir le sens du propos. L’œuvre ne supportant pas de compromis.

Beau et méritant. Certes mais parfois on se demande si ce genre de stratégie parfois peut apparaître comme une forme de masochisme ou de sadisme selon le point de vie adopté. Car il est parfois dur de dissocier le kitsch du sophistiqué car ce qui permet de faire la différence ce n’est pas l’objet de l’étude mais la personne qui juge au même titre que les acteurs qui mettent en scène ce joyeux spectacle. Il est de même avec ce Dream Rriver, disque à contretemps d’une époque et des attentes qu’il nourrissait. Chaque titre qui n’a pas réussi à nous captiver apparait comme autant de rendez-vous manqués. Et ce n’est pas faute d’avoir multiplié les écoutes, d’avoir tenté à maintes reprises de reprendre le cours de l’histoire. Face à un tel constat il ne reste plus que le plaisir de s’être revu. Mais cela n’en sera qu’une maigre consolation.



Chroniqué par Guillaume C.| Ikhlas
le 09/10/2013

Partager cet article :




A lire également sur dMute :
Blog
Actualité
Bill Callahan remet le couvert
Apocalypse
(2011)
Drag City
Country alternative



0 commentaire
Laissez un commentaire
Nom (obligatoire)
Mail (ne sera pas publié) (obligatoire)
Site web (facultatif) Recopier le code ci-dessous (obligatoire)



dim. 18/06 - Chronique
Daniel Menche - Sleeper
jeu. 15/06 - Chronique
The Necks - Unfold
mer. 07/06 - Blog
Hugo Kant - Out of Time
sam. 27/05 - Blog
Equipe de Foot - Chapka
jeu. 25/05 - Chronique
Blonde Redhead - 3 O'Clock
lun. 22/05 - Chronique
Bethan Kellough - Aven
sam. 20/05 - Blog
Notilus - S/T
mer. 17/05 - Blog
Kara-Lis Coverdale : Grafts
 newsletter : 
ok





Equipe/Contact  |  Partenaires  |  Présentation  |  Crédits  |  Newsletters