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Agnes Obel

: Aventine



sortie : 2013
label : PIAS
style : Fantasmagorie musicale

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Tracklist :
01/ Chord Left 02/ Fuel to Fire 03/Dorian 04/Aventine 05/ Run Cried The Crawling 06/ Tokka 07/ The Curse 08/ Pass Them By 09/ Words Are Dead 10/ Fivefold 11/ Smoke & Mirrors

Il faut le dire. On est complètement passé à côté du premier album d’Agnes Obel. Est-ce un acte manqué ? Sans doute. La posture snobiste qui consiste à rejeter ce qui fait l’unanimité est monnaie courante chez nous autres les chroniqueurs. Toutefois et pour plaider en notre faveur, il est sûr et certain que Philarmonics était un album prometteur. Mais ce dernier était loin d’avoir la consistance qui pouvait justifier d’en parler à l’époque. Bref rien à voir avec ce qu’on a le privilège d’écouter aujourd’hui.

Car la découverte de cet Aventine fut une réelle révélation. L’auditeur est en effet placé dans la position d’un Ulysse à l’écoute du chant des sirènes tant Agnes Obel a cette capacité de fasciner tous ceux qui posent une oreille sur sa musique. Une œuvre fantasmagorique et prodigieuse qui repose sur un tiercé gagnant : une voix alto profonde et sensible, des arrangements de cordes pincées et frappées incisives et une production qui donne la gravité et la profondeur qui faisaient cruellement défaut à son œuvre première.

Un grand disque. Une œuvre gracieuse qui place l’artiste au centre d’un abîme merveilleux et fantasmé. Entre chant des sirènes et arabesques qu’un Erik Satie avait dû composer par le passé, mais qui trouvent ici un essor nouveau. Une œuvre romantique qui déploie ses fastes avec délicatesse et gravité. Agnes Obel évoque à ce titre le cygne noir, être complexe qui associe la grâce et l’inquiétude. Une tension perpétuelle qui ne cesse de croître et de se développer, avec pour seul lapin capable de guider cette pauvre Alice tombée dans ce trou, que cette voix pénétrante, ce piano égrainant ses ritournelles ou le son d’un violon acéré (Run Cried The Rawling). Avec cet Aventine, Agnes Obel signe d’emblée un classique du genre qui risque d’hanter son auditeur jusqu’à la nuit des temps.



Chroniqué par Guillaume C.
le 02/10/2013

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