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Orval Carlos Sibelius

: Super Forma



sortie : 2013
label : Clapping Music
style : Pop psyché - Copie conforme

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Tracklist :
01/ Sonho de Songes
02/ Desintegraçao
03/ Asteroids
04/ Spinning Round
05/ Super Data
06/ Bells
07/ Archipel Celesta
08/ Cafuron
09/ Huong
10/ Good Remake

On découvrit Orval Carlos Sibelius par l’entremise du super groupe Centenaire lors de la publication de leur premier album sur le regretté label Chef Inspector. Par la suite, et en bon fan, on avait été assez déçu par sa décision de quitter cette formation condamnant pour la bonne cause ses acolytes My Jazzy Child, Domotic et Aurélien Pottier à renouveler ce désormais trio. Mais les choses étaient rentrées dans l'ordre à l'écoute de l’enthousiasmant et sauvage ep Recovery tapes enregistré dans l’urgence avant son départ pour le Mali.

On se souvient s’être retrouvé par hasard côte à côte au comptoir de Gibert pour revendre nos vieilleries pour financer le saint graal en format vinyle que chacun allions acheter immédiatement après la transition effectuée. Car il est à dire une chose sur ce type de personne c’est que c’est un véritable esthète de la musique. Membre d’une génération de trentenaires/quarantenaires prêt à se damner pour un enregistrement rare ou pour sauver ou ressusciter un instrument analogique au point, lors d’un concert au studio de l’Ermitage, de refuser de troquer son vieux délai à bande sous prétexte que ce dernier pouvait craquer trop régulièrement sur son ampli.

Ce Super Forma est à l’image de cette personnalité. Car il s’agit bel et bien d’un disque d’esthète. Un disque d’amoureux de la musique de pop folk psychédélique. Un bon disque sans pour autant être un disque révolutionnaire. Au contraire il faut être un peu nostalgique de cette musique et de son âge d'or pour contempler cet album pop avec enthousiasme. Car à trop lécher la production, à trop parfaire le moindre son on finit par rendre le résultat trop poli au sens propre comme figuré. Bref on n’arrive jamais à s’accaparer la musique. On ne peut s’empêcher de penser aux multiples influences qui hantent ce disque (Pink Floyd, période More, le Tropicalisme, les Beatles...) et non à la musique d’Orval Carlos Sibelius. On ne peut aussi s’empêcher de trouver cette musique trop contemplative d’un passé idéalisé. De ne faire référence qu’à ses pairs. De voir ses influences trop assimilées pour finalement ne jamais vraiment faire la part belle à sa propre identité musicale. Seuls certains titres dont le titre caché laissent entrevoir ce qu’on aurait pu avoir le privilège d’écouter si Orval Carlos Sibelius avait dépassé cet état. D’ailleurs on a déjà pu admirer cela à l’écoute de son excellent ep Recovery tapes. Un disque magistral et personnel... Une esquisse bien meilleure que l'oeuvre finale imaginée pour être une oeuvre ambitieuse. Or il n'en est rien... Car parfois le making of est meilleur que le film. D’ailleurs on en restera là pour le moment.

Chroniqué par Guillaume C.
le 08/07/2013

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