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Mirrorring

: Foreign Body



sortie : 2012
label : Kranky
style : folk / ambient

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Tracklist :
01/ Fell Sound
02/ Silent From Above
03/ Cliffs
04/ Drowning The Call
05/ Mine
06/ Mirror Of Our Sleeping

D'un côté Liz Harris réalise des disques depuis 2005 sous le nom de Grouper, d'abord distribués sous le manteau, gravés sur Cd-R, puis sur quelques labels comme Free Porcupine Society, Root Strata, Type et dernièrement Yellow Electric pour un production de quatre albums depuis 2011. Ses ondes musicales flottent sur des nappes d'ambiance électro-acoustique aux lueurs noisy. Elle a côtoyé James Stewart de Xiu Xiu, les barges de Inca Ore, l'acidité folk de Ilya Ahmed, Animal Collective. Elle est aussi une artiste picturale qui réalise ses pochettes.
De l'autre, Jesy Fortino, alias Tiny Vipers, même voix délétère, même ambiance diluée et planante, quelques drones en moins, sa guitare à elle se penche vers le song writing habité. Tiny Vipers, c'est une prière folk chamanique devant quelques paysages vierges et nocturnes, et des accords aussi lancinants que Windsor for the Derby. Sub Pop lui offre une visibilité plus franche.
Kranky vient d'abriter la réunion de ces deux Américaines de la côte pacifique. Grouper et Tiny Vipers, c'est Mirrorring avec un album Foreign body, une belle collaboration qui vient marier les deux réverbérations. La même résonance, la même immensité des espaces et la hauteur des guitares. La voix de Mirrorring est aussi noyée à travers des claviers en nappes infinies. On pourrait penser à Lush, Tamarym, The Zephirs mais leur son est unique, apaisé et réchauffé de cordes acoustiques.
Silent from above est un doux chant d'arpèges clairs, la voix est encore sur terre. Cliffs attire vers le haut, vers les grandes pluies, c'est l'arrivée des averses et des drones flottants. La voix est déjà évaporée sur des claviers à la Brian Eno. Drowing the call confirme le doux coma des voyages en stratosphère. Mine ajoute un chant celtique et une ambiance façon Sigur Rós, de là-haut on voit bien l'océan qui se découpe net, alors que Liz Harris finit le morceau par une brûlure métallique. Tout se volatilise sur Mirror of our sleeping, avant que les voix se noient sur Fell sound.
Une collaboration précieuse qui nous emmène très haut, pas loin des altitudes de Brian Eno et des brûlures de Sigur Rós avec la féminité de Tamaryn en plus.

Chroniqué par Charlu
le 04/01/2013

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