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Trailer Trash Tracys

: Ester



sortie : 2012
label : Domino
style : New wave psychédélique

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Tracklist :
01/ Rolling - Kiss The Universe
02/ You Wish You Were Red
03/ Dies In 55
04/ Engelhardt's Arizona
05/ Los Angered
06/ Starlatine
07/ Candy Girl
08/ Strangling Good Guys
09/ Black Circle
10/ Turkish Heights

A notre époque il est encore possible de produire une musique pop sans pour autant flirter avec la guimauve. De faire du mélodique avec du brut. Du beau avec de l’abstrait. Bref, il est possible de conjuguer les influences avec talent. Et en la matière, un groupe tel que Trailer Trash Tracys, avec ce côté rétro et sa fascinante ambiance vénéneuse inspirés de la new wave, en est un bel exemple.

Pourtant le groupe ne bouleverse pas la tendance actuelle qui consiste à revisiter et adapter le répertoire des années 80. Car en effet, Trailer Trash Tracys réanime les sonorités qui firent le succès de la bande de Robert Smith, de Jesus and Mary Chain, de Mazzy Star, d’Angelo Bandalamenti voire de Berlin. Toutefois le résultat est plus qu’inspiré car il associe le vocabulaire de ces ancêtres dans une syntaxe plus expérimentale et plus rude dans bon nombre de leur aspect. De quoi faire de cet album une parfaite réussite.

Car en effet, cette formation anglaise, marche dans les pas de groupes tels que The XX, Deerhunter, et plus récemment Islet… En redonnant ses lettres de noblesse à un genre balayé par la vague grunge et punk rock des années 90. On baigne dans l’hommage appuyé sans pour autant donner dans le pastiche. A ce titre cette guitare baryton distillant un riff lourd et efficace, cette voix féminine noyée par la réverbération, et cette rythmique synthétique dont le panel des sonorités est limité au plus simple appareil ne sont pas étrangères à cette sensation. En effet, comment ne pas faire le rapprochement avec le générique de Twin Peaks, la voix de Julee Cruise, cette ambiance hors du temps que l’on retrouve dans l’univers d’un David Lynch (Mulholland Drive, Lost Highway, Sailor et Lula…) passé maître dans l'art de dresser un pont aérien entre le rockabilly des années 50 et le cold wave des années 80.

Un album sans fautes qui s’installe dans notre inconscient au gré des écoutes. Et un petit bémol, celui d’imaginer que la suite de leurs aventures ne finisse dans l’impasse d’un genre musical trop marqué, au point d’en avoir déjà tout dit. Verdict lors du prochain épisode de la série. Mais d’ici là on acquiesce, le pouce tourné vers le ciel.











Chroniqué par Guillaume C.
le 24/04/2012

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