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Yeti Lane

: The Echo Show



sortie : 2012
label : Clapping Music
style : Retro pop futuriste

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Tracklist :
01/ Analog Wheel
02/ The Echo Show
03/ Warning Sensations
04/ - (Symbol 1)
05. Logic Winds
06/ Strange Call
07/ -- (Symbol 2)
08/ Alba
09/ --- (Symbol 3)
10/ Dead Tired
11/ Sparkling Sunbeam (feat. David Ivar Herman Dune)
12/ Faded S

Créé sur les cendres de Cyan and Ben par ses trois représentants de la gente masculine, Yeti Lane ne compte désormais plus que deux membres en la personne de Charles Boyer (batterie, synthé) et Ben Pleng (guitare, chant, claviers). On avait été enthousiaste à l’époque où le groupe encore trio avait annoncé la sortie de leur nouveau projet. Mais malgré la délicatesse des compositions et le savoir-faire de ses membres pour construire des bijoux pop aux accents 70s, on était resté un peu sur notre faim. Il manquait une certaine présence, un parti pris un peu plus tranché pour faire oublier leur précédente formation et pour voir dans celle-ci un projet autonome et affranchi de ses œuvres passées. A ce titre la publication de ce second album arrive presque comme le messie.

Car ce qui frappe à l’écoute de The Echo Show, c’est justement, le partie pris adopté sous la forme d’un fort travail sur les sonorités synthétiques. Le groupe s’est pas mal équipé en divers synthés. En faire la liste, ressemblerait facilement à sortir le catalogue des différents modèles proposés par Moog et consorts. Le groupe nous distille une registre rétro pop futuriste assumé en mettant en avant des sonorités synthétiques sous forme de basses massives et de boucles délicates et aériennes. Le groupe a gommé les défauts de son premier album, en se donnant plus de liberté. Bref, en prenant un véritable parti pris.

Car Yeti Lane présente la particularité de réunir des membres ayant déjà collaborés au sein de la même formation, mais sous des noms différents. Et le danger dans ce genre de registre c’est d’ailleurs de ne pas réussir à déterminer l’identité de la formation qui succède.
C’est ce qu’on pouvait reprocher au premier album du groupe. Un concept qui ne s’était pas clairement affirmé, ce qui représentent pour toute formation LE passage délicat.

En l’occurrence, pour Yeti Lane cela consistait à appréhender de la manière la plus crédible le passage à des mélodies plus légères, alors même qu'ils étaient passés maître dans l’art de construire une pop mélancolique des plus efficaces.

A croire que le départ de Loïc Carron, a peut être accéléré la mutation du groupe. Pour continuer un travail pensé originellement à trois, le désormais duo n’a pas eu de choix que de forcer le trait et de faire appel à la technologie. Un résultat qui les a conduit à s’affranchir du spectre parfois encombrant de leur excellent première formation. A ce titre, il suffit d’écouter le titre d’ouverture de ce nouvel album. La couleur est alors annoncée de manière frontale. Le duo envoie un véritable monument de pop synthétique futuriste et onirique. Un petit bijou qui fonctionne à merveille. Le titre qui résume à la fois la personnalité de Yeti Lane. Une carte de visite qui fonctionne et qui place le groupe sur les rails. Le reste, sans pour autant atteindre les même sommets, perpétue le mouvement avec panache. Yeti Lane est désormais sur orbite.


Chroniqué par Guillaume C.
le 14/04/2012

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