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Kammerflimmer Kollektief

: Wildling



sortie : 2010
label : Staubgold
style : Folk cosmique / Post-rock / Jazz

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Tracklist :
01/ Move Right In
02/ Silver Chords
03/ Aum A Go-Go
04/ In Transition (Version)
05/ Spookin' The Horse
06/ Blind
07/ Rotwelsch
08/ Time Is The Fire In Which We Burn
09/ Cry Tuff
10/ We Paint The Town Beige
11/ There's A Crack In Everything
12

Pour son huitième album, la bande de joyeux drilles emmenée par Thomas Weber a quelque peu revu sa formule. On ne parlera pas nécessairement d’un changement de cap mais plutôt d’un réajustement formel au profit d’une musique plus pop et structurée, plus directe en fait.

La réelle nouveauté est l’omniprésence du chant. Il est assuré de fort belle manière par Heike Aumüller, un des pivots historiques de la formation. Elle apporte avec sa voix un peu glacée, un peu fragile, une douceur extrême aux compositions, se permettant même quelques balbutiements jazzy. Bref, elle arrive à amener une touche de fantaisie ou de folie qui fait parfois défaut au reste de l’album.

Le Kammerflimmer Kollektief a certes pris le risque de se remettre en question, ce qui est louable. Malheureusement il renie trop souvent la liberté de ton qui était la sienne. Les improvisations incantatoires et les touches électroniques sauvages ont quasiment disparu pour laisser la place à des ballades folk cosmiques moins étonnantes.

Il est vrai que le format de compositions plus traditionnel impose à Weber et ses comparses un travail d’écriture plus strict, plus téléguidé. De la part des Allemands, on n’y était pas vraiment habitué. Il faudra donc s’y faire.

Malgré ce canevas plus resserré, les arrangements du Kollektief demeurent absolument limpides et classieux. Et puis le côté éthéré voir carrément « stone » de l’ensemble charme immédiatement. Paradoxalement, les quelques morceaux qui rappellent les éléments plus progressifs des précédents albums ne sont pas forcément les meilleurs, comme la pièce marathon In Transition (une des deux pistes à dépasser les 5 minutes).

Ailleurs, néanmoins, le final bruitiste de Cry Tuff et le scat d’Aumüller sur l’exotique Aum A Go-Go font des miracles. A leur décharge, les titres les plus pop font tout de suite mouche comme le prouvent les morceaux d’ouverture Move Right In et Silver Chords.
Pour le reste, Wildling fait la part belle aux comptines folk/country lunaires et cotonneuses. Le tout agrémenté de discrètes touches jazzy, à la Cinematic Orchestra.

En fait il est difficile de mettre des mots sur Wildling. C’est un bon album. Peut-être pas l’album qu’on attendait du Kammerflimmer Kollektief. Mais le temps pourrait jouer en sa faveur... Il n’y aurait rien d’étonnant à cela.


Chroniqué par Mickael B.
le 19/09/2010

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