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RIEN

: 3



sortie : 2010
label : L'Amicale Underground
style : Rock instrumental / Dadaïste

achat/téléchargement

Tracklist :
01/ A Jerk in Da Hell
02/ The Sun is Always Right
03/ Masterkraf
04/ V

Après l’excellent Il n’y a pas de prédiction sans avenir, nous retrouvons RIEN dans un format un peu improbable. Celui d’un ep, premier volume d’une trilogie qui se finira en même temps que le groupe en 2014. Un format court, auquel on n’était que trop peu habitué avec cette formation. Une situation frustrante tant on peu devenir clairement addict à leur musique. Mais le concentré qui nous est offert vient largement compenser cette sensation.



RIEN propose ainsi un work in progress, loin de son précédent opus aux allures de concept album. Avec ces quatre titres, il est plus difficile d’y discerner une réelle structure. Comment déchiffrer une carte alors qu’il nous manque les deux autres parties ? La seule réponse c’est de ne pas le faire. Et ce serait une erreur de vouloir se lancer dans un tel projet. Et l’écoute des quatre titres séparément suffit largement à notre bonheur.



A l’image du work in progress, nous découvrons un instantanée des influences actuelles du groupe. Un polaroid que RIEN nous proposera de découvrir régulièrement, comme pour témoigner de son évolution. Et qui, une fois réuni, nous donnera une œuvre complète.



Dès les premières secondes, on retrouve avec jubilation l’âme et le son du groupe. Une musique instrumentale toujours aussi cinématique. Avec une large place accordée au shamanisme, aux bandes sons des films de genres des années 50 et des western spaghetti (A Jerk in Da Hell). Un univers inspiré par les années soixante-dix avec une guitare qui semble avoir appartenu à Frank Zappa. Et enfin, un jeu de question réponse auxquels les guitares jouent avec jubilation (The Sun is Always Right).



Mais ce qui marque la différence, c’est l’utilisation de synthétiseurs, qui donnent encore plus de gravité et plus de tension à leur musique (A Jerk in Da Hell). RIEN développe un vrai travail de contraste, une montée en régime qui se ressent sur The Sun is Always Right et qui se termine par une éclaircie flamboyante à mi-chemin entre The Mothers of Invention, Acid Mother Temple, le Krautrock et la Dream Pop. Ces deux bijoux ouvrent la voix à Masterkraft, le chef-d’œuvre de cet ep. Une longue montée en régime qui laisse la part belle au travail sur les tensions, tout en glissant lentement vers la démence. Une composition franchement libératrice qui vous laisse dans un état de transe. Après un tel titre, il est difficile d’atterrir. A ce jeu, V est là pour calmer les ardeurs dans un registre plus contemplatif. Ici, on se rapproche de Tortoise ou de Fridge. Ce qui s’avère être un terrain sur lequel le groupe ne s’était pas vraiment attardé dans le passé.



On attendait depuis 2007 la suite de leur précédent opus. Une longue attente. Mais quand on écoute cet ep, on se dit que notre patience a été récompensée. RIEN continue sa lente ascension vers le zénith. Certes, avec la frustration de voir un propos qui n'a pas eu le temps d'être développé d'avantage. Mais on se réconfortera en se disant qu’on assiste en quasi-direct à la construction d’une œuvre toujours aussi captivante...



Le groupe propose directement son album sur le site de son label (l’Amicale Underground) que ce soit sous la forme physique ou numérique, téléchargeable gratuitement.


Chroniqué par Guillaume C.
le 02/05/2010

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1 commentaire

par Dora The Explorer (le 03/05/2010)
En effet, ça faisait quelque temps que je l'attendais aussi. Découvert suite à la chronique de dMute.

Personnellement je serai moins convaincu (sans aucune prétention de critique, juste la volonté de donner mon avis). 'Faut dire que j'en attendais beaucoup.

L'orientation prise me déplait sous deux aspects: le format et la musique. Aïe.

Je retrouve moins les envolées, les moments où les guitares me donnaient envie de me masturber furieusement, et cinq secondes plus tard c'était déjà fini. Pour mieux recommencer.
Un absent: les voix. Ou plutôt les samples de voix. Et c'est bien dommage.

Du côté du format, 3 EP, 2014... C'est court, c'est long. C'est dommage. Et d'un point de vue purement matériel et financier, je préfère acheter un putain d'album de RiEN à 20€ que 3 EP à 10€. Résultat... Je sais pas si je débourserai.

En tout cas ça reste du RiEN, donc ça reste de la bonne cam pour tes oreilles.
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